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18 août 2021 - 16:41 | Mis à jour : 17:09

Le député sortant Bernard Généreux lance sa campagne électorale

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le député conservateur sortant Bernard Généreux peut se considérer comme un habitué des campagnes électorales. Il a lancé officiellement sa cinquième élection fédérale en 11 ans dans la circonscription Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup le 18 aout, sous le signe de la prudence. 

Bernard Généreux a l’intention de se rendre dans les 58 municipalités de sa circonscription, faisant du porte à porte en respectant les règles sanitaires. La majorité des activités avec son équipe se dérouleront de manière virtuelle. Il souligne au passage qu’il est doublement vacciné depuis plusieurs semaines déjà,

Le candidat conservateur déplore la décision des libéraux de déclencher une campagne électorale alors qu’une quatrième vague de la pandémie guette le Canada. «On n’avait pas besoin d’élections […] On a un besoin criant de main-d’oeuvre partout. Tout ce qui est en lien avec l’immigration, on est dans des retards épouvantables. C’est sûr qu’il faut se remettre dans le contexte de la COVID-19. Au-delà de ça, il y avait déjà des retards avant. On avait déjà une mauvaise façon de traiter les dossiers à Ottawa et ça s’est empiré avec la pandémie», estime-t-il. Le candidat conservateur souligne que des entreprises et des municipalités pourraient avoir accès à des employés déjà autorisés par Québec, dont leurs dossiers ne sont pas encore traités à Ottawa. Les délais de traitement s’étirent à environ 27 mois. «C’est totalement inacceptable. On va travailler extrêmement fort pour régulariser la situation», ajoute Bernard Généreux.

Il croit que les libéraux ont laissé tomber le comté dans les deux dernières années et déplore le peu d’investissements du gouvernement fédéral dans la région, notamment pour les infrastructures municipales. «Le bâtiment de la piscine de Notre-Dame-du-Portage est désuet et il a besoin d’être renouvelé, refait. Ces genre de projets ont été laissés pour compte dans les dernières années dans la région. Ç’a toujours été des priorités pour moi, étant un ancien maire je suis conscient de ces dossiers», réagit M. Généreux.

TRAVERSE À RIVIÈRE-DU-LOUP

Le député Bernard Généreux s’est porté à la défense de la traverse afin qu’elle demeure à Rivière-du-Loup, malgré les enjeux liés au dragage. «Ce que je demande à Pêches et Océans Canada revoir la façon dont on fait le dragage actuellement. Est-ce qu’on peut évoluer nos façons de faire ?», soulève Bernard Généreux.

Il souhaite que la possibilité de faire le dragage à d’autres périodes de l’année ou encore l’option d’extraire la vase pour l’envoyer sur terre soient analysées avant d’envisager le déménagement de la traverse à Cacouna. M. Généreux considère que pour l’ensemble du monde touristique et des commerces de Rivière-du-Loup, il serait fondamental qu’elle y reste.

SERVICES DE GARDE

Lors du lancement de la campagne électorale fédérale, le chef du Parti conservateur Erin O’Toole s’est prononcé contre la promesse du gouvernement dirigé par Justin Trudeau d’investir 6 milliards de dollars en cinq ans pour le réseau de services de garde au Québec. Il a confirmé que s’il était porté au pouvoir à la tête d’un gouvernement conservateur, il annulerait toutes les ententes d’Ottawa avec les provinces pour un programme national de garderies à 10 $ d’ici cinq ans. Elles seraient remplacées par un crédit d’impôt remboursable couvrant jusqu’à 75 % des couts pour les familles à faible revenu.

Le candidat conservateur Bernard Généreux affirme avoir travaillé avec le mouvement Ma place au travail concernant l’enjeu du réseau de services de garde qui ne fournit pas à la demande dans la province. «Ce qu’on dit, c’est qu’on est mieux de mettre l’argent dans les poches des familles pour qu’elles décident comment s’organiser pour faire garder leurs enfants parce que de toute évidence, le réseau ne suffit pas à la tâche. Ce n’est pas juste 1 milliard de dollars ajoutés pendant cinq ans qui va faire ça va régler le problème au Québec.»

Le Parti conservateur a partagé son «plan de rétablissement du Canada» qui mise sur la récupération des emplois perdus pendant la pandémie, l’adoption d’une nouvelle loi anticorruption, la mise en place d’un plan d’action pour la santé mentale, le renforcement de la capacité de production vaccinale et équilibrer le budget au cours de la prochaine décennie.

Les Canadiens et Canadiennes seront appelés aux urnes le 20 septembre ce qui laisse environ une trentaine de jours aux candidats de tous les partis pour mener leur campagne.

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