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15 septembre 2022 - 06:59

Myriam Lapointe-Gagnon de Québec solidaire se prononce sur les enjeux régionaux

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

La candidate de Québec solidaire dans Rivière-du-Loup-Témiscouata, Myriam Lapointe-Gagnon, a annoncé ses couleurs dans plusieurs dossiers régionaux en entrevue avec Info Dimanche. Bien que le cœur de son implication avec le mouvement Ma place au travail soit lié à la pénurie de places en services de garde, elle souhaite porter la voix de la population à l’Assemblée nationale dans tous les dossiers de la région.

Dans un premier mandat, elle s’engage à tenir des séances consultatives dans les 43 municipalités de la circonscription. «Je ne veux pas qu’une personne ainée à Rivière-Bleue ait à se déplacer à mon bureau et faire une demande pour espérer avoir une rencontre avec moi. J’ai un engagement formel à venir tenir une séance consultative avec les gens». Elle estime que les députés devraient être sur le terrain tout au long de leur mandat, et pas seulement pendant la campagne électorale. La candidate de Québec solidaire veut que les citoyens sentent que leur future députée est accessible pour sortir du cynisme politique. «Je pense que la région a besoin de ça pour être entendue, non seulement une voix forte, mais des citoyens mobilisés.»

TRAVERSE

Dans le dossier de la traverse reliant le Bas-Saint-Laurent à Charlevoix, Myriam Lapointe-Gagnon se fait prudente et veut attendre les résultats de l’étude d’opportunité avant de se positionner formellement. «Ce n’est pas parce que je viens de Cacouna que je suis plus en faveur d’un déménagement vers Cacouna […] Il y a des impacts à considérer au plan environnemental et économique», estime-t-elle. La décision devra considérer la présence d’une pouponnière de bélugas à Cacouna et l’importance d’une traverse à l’année pour les producteurs, souligne la candidate. Elle souhaite que la meilleure décision soit prise en collaboration avec les différentes instances locales. «Dans tous les cas, s’il y a un déménagement vers Cacouna, il faudra veiller à assurer la vitalité économique de Rivière-du-Loup».

SÉMER

L’usine de biométhanisation de la Société d’économie mixte et d’énergie renouvelable, est présentement en attente d’une aide financière de près de 3 M$ du gouvernement du Québec pour acquérir les équipements nécessaires à la production de gaz naturel liquéfié. Mise en exploitation en 2015, elle brule présentement le gaz produit, sans possibilité d’en tirer des revenus. Le cout total du projet s’élevait à 27,4 M$ lors de sa construction. La candidate de Québec solidaire dit croire en ce projet et elle en fera une priorité si elle est élue pour que les subventions soient accordées.

«On met de la pression pour avoir les subventions. Il y a beaucoup d’investissements de faits. À Québec solidaire, on est pour la production de biomasse et de matières résiduelles pour produire de l’énergie. C’est une voie du futur. Avec la crise climatique actuelle, il faut changer nos façons de produire et d’utiliser l’énergie […] Ça a couté tellement cher déjà, je ne comprends pas pourquoi ça niaise dans ce dossier-là depuis trois ou quatre ans.»

AUTOROUTE 20

Québec solidaire s’est prononcé en faveur du prolongement de l’autoroute 20 de Notre-Dame-des-Neiges vers Rimouski. Myriam Lapointe-Gagnon défend cette position. «Québec solidaire, son but n’est pas de construire des autoroutes partout à la grandeur du Québec. Par contre, on va continuer d’en faire quand il est question de désenclavement des régions, de sécurité routière et de vitalité économique», indique-t-elle. La candidate croit qu’une nouvelle étude du BAPE sera nécessaire puisque les situations économique et écologique ont changé depuis une dizaine d’années. La route 132 devra aussi être sécurisée, souligne Myriam Lapointe-Gagnon. Les effets sur l’environnement, les terres agricoles et sur l’économie des municipalités du tracé devront aussi être pris en considération, selon elle.

TNO LAC-BOISBOUSCACHE

Dans le dossier du territoire non-organisé de Lac-Boisbouscache, occupé en partie par le Club Appalaches, Myriam Lapointe-Gagnon est catégorique, il faut redonner un accès aux terres publiques à la population. «Je pense que d’avoir accès à ce territoire-là, ça peut être hyper bon pour la MRC des Basques au niveau du développement touristique et économique de la région.» Elle concède que la situation est complexe du point de vue juridique. «Je pense que ça va prendre une mobilisation citoyenne portée par une députée qui a une voix forte à l’Assemblée nationale pour que ce dossier-là se règle enfin et pour qu’on y mette les efforts nécessaires», complète Myriam Lapointe-Gagnon. Elle rappelle que les membres de la communauté Wolastoqiyik Wahsipekuk, ont des droits ancestraux sur ce territoire. «Ça me crée énormément de frustration d’entendre que des gens qui ne viennent pas d’ici ont mainmise sur une aussi grosse partie de territoire auquel on pourrait avoir accès.» Elle s’engage à collaborer avec la MRC des Basques pour faire avancer ce dossier.

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