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9 septembre 2022 - 11:41 | Mis à jour : 12:16

Louise Moreault à la rencontre de ses partisans

Lydia Barnabé-Roy

Par Lydia Barnabé-Roy, Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Le 8 septembre, la candidate au parti conservateur du Québec (PCQ) pour la région de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Louise Moreault, est allée à la rencontre de ses partisans lors d’un 5 à 7 qui avait lieu au Super Bar de Rivière-du-Loup. Une quarantaine de personnes étaient réunies afin de s’entretenir avec la conservatrice.

 «Aujourd’hui, on a la possibilité de pouvoir changer les choses, de prendre des décisions qui vont impacter de façon positive nos enfants. Est-ce que l’on veut que nos enfants continuent de vivre dans la société qu’on a, où ils ne pourront pas s’exprimer? On ne veut pas ça. Ce que l’on veut c’est de voir nos enfants, nos petits-enfants grandir dans la liberté comme dans celle qu’on a grandie. C’est ce que l’on veut leur laisser», a prononcé Mme Moreault lors de son discours de présentation.

Elle a aussi évoqué les questions posées au gouvernement pendant les deux ans de pandémie ont été sans réponse, mais soutient «qu’on n’est pas en train de faire du pouce sur la COVID-19, ça n’a rien à voir». 

ENJEUX LOCAUX

Concernant la traverse reliant Rivière-du-Loup et Saint-Siméon, la candidate conservatrice ne souhaite officiellement se prononcer en faveur de la conservation du service à l’endroit actuel ou son implantation à Cacouna. Cependant, elle ne cache pas son penchant pour Rivière-du-Loup qui détient déjà les infrastructures nécessaires à la traverse.

Du côté du prolongement de l’autoroute 20 vers Rimouski, projet qui a été réinscrit au Plan québécois des infrasturctures (PQI), Louise Moreault veut travailler à sa concrétisation. D’après elle, il faut assurer la sécurité des automobilistes puisqu’elle estime que la portion de la 132 actuelle est très dangereuse. Elle reconnait que Trois-Pistoles serait négativement touché par la nouvelle route et désire trouver des solutions pour mettre la ville en valeur avec cette nouvelle construction.

La candidate ne s’est pas prononcée au sujet de la SÉMER dans l'attente d'une subvention lui permettant de produire du gaz liquéfié et qui brûle son gaz. «C’est un dossier dans lequel on a très peu d’information. On n’a pas les rapports, en tout cas, moi je ne les ai pas vu. [..] C’est quelque chose sur lequel je vais travailler c’est certain, car c’est un gros dossier qui traine depuis des années». 

Par rapport aux projets éoliens à venir au Kamouraska et au Témiscouata, Louise Moreault a mentionné qu’elle n’ignorait pas ces développements, mais que son parti tablait principalement sur les hydrocarbures. «On veut travailler de ce côté-là, car on a une grande richesse sous les pieds et on veut développer de façon à respecter l’environnement», confie-t-elle. Elle assure que, malgré que rien ne soit en branle dans la région en lien avec les hydrocarbures, il n’y a aucune raison pour laquelle il ne pourrait y en avoir dans cinq ans. «Je pense que, de toute façon, l’ensemble de la région peut en profiter, car il y a plusieurs de nos concitoyens qui vont pouvoir aller travailler dans ces endroits-là et ramener la richesse. Des chantiers de ce genre, ça prend beaucoup de gens et d’expertise et on a cette qualité-là chez nos gens. Donc, je pense qu’on a avantage à aller vers ça. La richesse va revenir de toute façon soit en région ou à travers la province», indique-t-elle.

Au sujet du Club Appalaches au Boisbouscache qui restreint l’accès aux terres publiques, Mme Moreault n’a pas dévoilé sa stratégie. 

Relativement au manque de logements, la conservatrice évoque que le PCQ est loin des solutions avancées par Québec Solidaire. Le parti veut davantage être dans le support des citoyens et se concentrer aux besoins de chaque région.

La même chose est envisagée pour les places en garderie. Le PCQ veut veiller à appuyer les parents qui ont dû laisser leur emploi par manque de places et faciliter le processus d’ouverture de garderies. Le parti a souligné une contribution de 200 $ par enfant à verser aux parents chaque semaine afin qu’ils puissent placer leurs enfants, en service privé s’il le faut. Cette aide prévoit répondre rapidement à un besoin de la population et ramener des gens sur le marché du travail.

Dans le même ordre d’idée, le PCQ aspire à changer le système de santé actuel, notamment en réduisant l’attente des chirurgies qui allonge la liste d’arrêts de travail. Selon Mme Moreault, «Avec le système actuel, ça ne nous permet pas de donner un service adéquat aux patients».
 

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