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Un artiste au service de la beauté…et des oiseaux

durée 18 mars 2024 | 06h58
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    À Saint-Guy se cache le photographe d’oiseaux, Michel April. Personne ne l’aperçoit sur les routes à chercher l’espèce rare que tous s’évertuent à capturer, ni ne le voit aux abords des forêts à essayer de capter le Grand-duc d’Amérique dans sa lentille. Il se trouve tout simplement chez lui, derrière sa maison, dans une petite cabane aménagée spécialement pour prendre en photo la faune ailée de passage dans son petit coin de pays.

    Debout et chaudement habillé, Michel April guette les geais bleus, pics, mésanges ou encore les plectrophanes des neiges qui se posent sur l’une des stations qu’il a installées. Il attend qu’ils pointent le bout de leurs becs vers la fenêtre d’où dépasse son objectif. Avec son trépied et sa focale de 200-500 mm vissée sur un appareil Nikon, le photographe est prêt à toutes les éventualités, toutes les compositions, toutes les beautés que la nature sauvage hivernale a à lui offrir.

    «La neige, ça donne une dimension que l’été tu n’as pas […] c’est un élément poétique extraordinaire, surtout quand il neige pour  vrai», souligne l’ancien enseignant au primaire. Selon lui, les flocons amènent une certaine féérie à ses clichés, favorisent des scènes uniques et apportent une atmosphère hors du commun.

    Dans sa cour arrière, deux à trois postes ont été placés par le photographe à proximité de son cabanon. Chacun est surplombé de neige et de décors choisis d’après son envie. Différents ornements d’hart rouge, de fleurs séchées et de cocottes confectionnés par sa femme, des bois de cerfs ou des objets antiques reposent sur les tables. «Je crée [aux oiseaux] un univers pour venir s’amuser et s’alimenter», partage l’homme de 65 ans.

    «Je ne peux pas passer mes hivers dehors si je fais toujours la même photo. Il faut que je me renouvelle», soutient-il.

    Cette idée de se réinventer, de se dépasser, a toujours fait partie du photographe, de son désir de créer des images uniques. «Ç’a commencé et je prenais des oiseaux, un peu comme tout le monde, sur une branche. Mais j’essayais de trouver de beaux arrangements […] Sinon, ça me donne quoi? Je ne veux pas faire les mêmes photos que tout le monde», raconte-t-il.

    Photo: Lydia Barnabé-Roy

    UNE PASSION NÉE D’UN APPAREIL VOLÉ

    La passion de Michel April pour la photographie est née dans les années 2010-2011 tout juste après s’être fait voler son appareil photo à objectif fixe. Profitant de l’occasion pour acquérir du matériel plus avancé, le professeur qui habitait Sainte-Julie à ce moment s’est procuré son tout premier reflex. Un Nikon D90 avec une lentille de 70-200 mm.

    «Ça a été instantané», se remémore le photographe. Il est immédiatement tombé en amour. 
    Il a appris à photographier de manière autodidacte. Il a aussi fait partie d’un groupe de photographes amateurs à Chambly, ce qui l’a aidé à s’améliorer. Mais, «c’est ici [à Saint-Guy] que le grand déclic s’est fait», lorsque M. April est arrivé pour y vivre ses jours de retraite en 2018.

    Avec tout le temps devant lui, il a passé des heures à prendre des photos de bourdons sur des épilobes. Mais, il est rapidement retourné aux oiseaux, intérêt qu’il avait développé dans son ancienne municipalité. La diversité des couleurs des différentes espèces, les poses créées par leur vol combinées à ses décors lui donnent l’opportunité de créer des images toujours plus uniques. Être dans la nature lui permet de se ressourcer, d’être plus zen. Mais trouver des beautés à partager l’aide à se réaliser.

    Je suis un chercheur de beauté. -Michel April

    «Le côté artistique est bien important. En créant, tu t’aides physiquement et mentalement. La création c’est incroyable», confie Michel April. Artiste dans l’âme, il est aussi auteur-compositeur-interprète depuis l’âge de 18 ans et affectionne particulièrement l’écriture. 

    À ce jour, il a autoédité trois recueils de photographies. Tous les clichés sont accompagnés de petites phrases pour les décrire. Il a publié «Pour se donner des ailes» où il a utilisé son premier décor en forme de rond, «Et le temps s’envole» où seulement des oiseaux en vol ont été représentés et «Au cœur de l’hiver» où il a voulu mettre l’amour de l’avant au sortir de la pandémie. Les personnes amoureuses des oiseaux désirant mettre la main sur un exemplaire peuvent contacter le photographe au [email protected].
     

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