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Une monteuse de Trois-Pistoles derrière la série «Mégantic»

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durée 25 février 2023 | 06h57
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

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    Travaillant depuis plus d’une vingtaine d’années dans le domaine de la post-production, la monteuse Myriam Coulombe a collaboré au projet le plus marquant de son parcours jusqu’à maintenant : la série «Mégantic». Diffusée sur les ondes du Club Illico, elle raconte les histoires humaines de cette tragédie ferroviaire survenue il y a 10 ans à Lac-Mégantic.

    Pendant six mois, la monteuse originaire de Trois-Pistoles a plongé dans les images du tournage inspirées des drames vécus par les citoyens de cette localité. Un an et demi de post-production a été nécessaire après le montage. «C’était la première fois que je travaillais sur un fait vécu. C’était plus grand que nature. C’est mon plus gros défi technique, éthique et émotif jusqu’à maintenant.»

    L’une de ses tâches principales est de synthétiser le contenu, tout en respectant les émotions délivrées par les acteurs. «Mégantic» a bénéficié d’un important budget et de nombreux effets spéciaux. Le village de Lac-Mégantic a été reconstitué en partie à Ormstown, près de Montréal. De véritables flammes ont aussi été tournées.

    Cette série chorale donne la place aux personnages et à l’esprit de communauté présent à Lac-Mégantic. «C’est une série extrêmement délicate parce que c’est tellement un gros drame… C’était important de bien faire tout en étant respectueux des victimes et des survivants […] Notre approche très humaine, empathique et de compassion a guidé la trame narrative.»

    La productrice Sophie Lorain et le réalisateur Alexis Durand-Brault ont rencontré de nombreux résidents de Lac-Mégantic afin de partager leur histoire avec respect. «Je me sens très privilégiée quand je vois le travail final et la réception à la suite du lancement. Je suis extrêmement fière de cette série», ajoute Myriam Coulombe. «Mégantic» est disponible depuis le 9 février sur la plateforme Club Illico.

    MÉTIER DE L’OMBRE

    Myriam Coulombe a quitté Trois-Pistoles à l’âge de 17 ans pour étudier en Art et technologie des médias à Jonquière. Même si elle avait une personnalité réservée au secondaire, elle rêvait de travailler sur les plateaux de tournage. En sortant de son programme d’études , elle a fait un stage à Montréal dans une boite qui montait des films et des séries, avant d’être engagée comme assistance-monteuse pendant une dizaine d’années. Elle est tombée en amour avec le montage puisqu’il laisse beaucoup de place à la créativité. 

    Pour la Pistoloise, un bon montage est fluide, complètement transparent et invisible. Il donne de la place à l’humain avant tout et laisse passer les émotions. «C’est un métier compatible avec ma personnalité. Je suis une personne discrète et je n’ai pas de problème à travailler toute seule. J’ai beaucoup appris auprès de mes collègues et à 28 ans, je suis devenue monteuse», résume Myriam Coulombe.

    Les tâches de montage sont nombreuses. C’est elle qui regarde tout le matériel tourné sur le plateau et qui sélectionne les meilleurs plans pour monter chacune des scènes. La monteuse est guidée par le jeu des acteurs qui laisse passer l’émotion. Elle recherche aussi de la musique et des effets sonores qui se marient bien avec l’ambiance et l’action. Une fois toutes les scènes montées, elles sont transmises au réalisateur qui les adapte à sa vision. La complicité avec ce dernier est très importante.

    «Chaque projet arrive avec son histoire, son rythme et un ton complètement différents. J’aime raconter des histoires et faire vivre des émotions au public. Ça fait des grosses journées, mais j’ai beaucoup de plaisir. Je me lance corps et âme dans chaque projet», conclut Myriam Coulombe. L’infinitude des possibilités du montage lui permet de s’épanouir jour après jour dans ce métier.

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