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11 février 2021 - 06:53

Créer une zone d’innovation «changerait le visage» de Rivière-du-Loup

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

La Ville de Rivière-du-Loup pourrait-elle bientôt obtenir le feu vert afin de créer l’une des nouvelles «zones d’innovation» du gouvernement du Québec pour préparer la relance économique post-COVID? C’est ce que souhaite la mairesse Sylvie Vignet qui estime que «la région a tout ce qu’il faut» pour relever ce défi. 

Mme Vignet a commenté ce dossier après avoir discuté avec le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, le 9 février, en marge d’une rencontre virtuelle organisée par la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup. 

«J’ai eu l’occasion de lui parler de notre zone d’innovation sur laquelle on travaille depuis longtemps avec la MRC de Rivière-du-Loup et Premier Tech. C’est un projet qui ne date pas d’hier, mais qui est majeur pour nous», a-t-elle partagé. 

«M. Fitzgibbon me disait qu’il avait des annonces à faire au printemps. Est-ce qu’elles seront liées à la zone qu’on a demandée? On verra, on ne peut pas deviner, mais c’est certain que ça changerait le visage de Rivière-du-Loup.»

Il y a plusieurs mois, les partenaires locaux ont déposé un projet aux autorités gouvernementales afin que la région louperivoise soit choisie pour accueillir l’un de ces nouveaux pôles stratégiques où chercheurs, entrepreneurs et acteurs municipaux joindraient leurs forces autour d'une vision commune : «innover» et «rayonner» au pays, comme à l'international. 

En novembre dernier, Pierre Fitzgibbon avait déjà confirmé à La Presse qu’il espérait pouvoir annoncer la création de quelques zones d’innovation à l’hiver 2021. Le chroniqueur politique Bernard Drainville a aussi abordé le sujet sur les ondes du 98,5, le 10 février. 

Selon lui, au moins une annonce pourrait être réalisée d’ici la fin du mois de mars. Il estime d’ailleurs que Rivière-du-Loup est dans le collimateur du gouvernement, tout comme les régions de Bécancour et de L’Assomption. 

«Surveillez bien Rivière-du-Loup. Leur gros avantage, c’est la présence de Premier Tech […] Ils sont présents dans 27 pays, ils ont près de 5000 employés, dont 1300 au siège social de Rivière-du-Loup. C’est gros Premier Tech», a-t-il mentionné, soulignant aussi un possible partenariat avec les centres collégiaux de transfert de technologies et de pratiques sociales, comme le Living Lab en innovation ouverte (LLio). 

Sylvie Vignet estime que la candidature de Rivière-du-Loup est excellente et que la ville est en «bonne position». Elle est convaincue que la région possède tous les éléments pour répondre aux critères de recherche du gouvernement. 

«On a l’ADN de l’innovation à Rivière-du-Loup. On n’a pas d’université, mais on est relié à tout ce monde-là, alors on se développe. On innove énormément, nos entrepreneurs sont innovants […] Je pense que nous sommes rendus là et que nous sommes capables de relever ce défi», a-t-elle mentionné. 

Le gouvernement du Québec explique que la création de zones d’innovation vise à augmenter la commercialisation des innovations, les exportations, les investissements locaux et étrangers ainsi que la productivité des entreprises. On souhaite que les projets d’innovation soient créés «dans des secteurs technologiques d’avenir et pour lesquels le Québec détient des avantages comparatifs importants.»
 

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