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24 avril 2020 - 09:00 | Mis à jour : 14:26

Reprise de la construction : un sondage confirme le faible taux d’inoccupation des logements

Seulement 1,1 % des logements étaient vacants dans la région du Bas-Saint-Laurent après la première semaine d’avril. Ce taux diminuera d’ici le 1er juillet, mais la reprise de l’industrie de la construction devrait permettre d’éviter une crise, espère la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).

Grâce à un sondage réalisé du 6 au 8 avril auquel ont répondu des propriétaires de la région totalisant plus de 1500 logements, la CORPIQ calcule qu’en plus des 1,1 % de logements vacants, un autre 9,3 % se libéreront prochainement. Ils sont en effet disponibles pour une relocation, puisque leur bail n’a pas été renouvelé.

Dans ce contexte de relative rareté, l’annonce de la reprise de l’industrie de la construction dans le but de livrer les logements qui devaient normalement être prêts d’ici le 31 juillet soulage la CORPIQ.

«La livraison à temps de milliers d’habitations neuves ou en rénovation est primordiale pour que les locataires dont le bail n’a pas été renouvelé libèrent à la date prévue leur logement. Ce sont trois propriétaires sur quatre qui ont déclaré que cela leur causerait un problème si le locataire ne quittait pas le logement à temps pour que le nouveau locataire puisse y emménager à la date inscrite au bail», a expliqué le directeur des affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette.

Afin de respecter les baux qui ont été signés ces derniers mois, 10 % des propriétaires du Québec doivent s’assurer de rendre disponibles un ou plusieurs logements qui accueilleront un nouveau locataire en mai. Ce sont par ailleurs 8 % des propriétaires qui remettront des clés à de nouveaux locataires en juin et 31 % en juillet.

Depuis un mois, certains propriétaires ont décidé de reporter les visites de logements à plus tard en raison de la pandémie, alors que d’autres ont privilégié des visites virtuelles et ont poursuivi leurs activités de location en limitant au minimum les rencontres physiques. Le niveau d’activité est somme toute plus bas qu’à l’habitude, constate la CORPIQ. Cela laisse présager une accélération de la relocation des unités disponibles, lorsque des assouplissements des mesures de confinement seront annoncés par le gouvernement.

La CORPIQ demeure convaincue que dans les circonstances actuelles, il ne faut pas reporter l’échéance des baux. Cela créerait une énorme confusion et des conflits, en plus d’accentuer la rareté de logements pour ceux qui ont absolument besoin de quitter l’endroit où ils vivent présentement.

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