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La MRC de Rivière-du-Loup prendra en charge les déchets ultimes

durée 24 août 2024 | 06h53
  • Marc-Antoine Paquin
    Par Marc-Antoine Paquin

    Journaliste

    La grande majorité des municipalités de la MRC de Rivière-du-Loup n’auront bientôt plus à gérer la collecte, le transport et le traitement des déchets ultimes sur leur territoire, alors que cette responsabilité reviendra à la préfecture à compter de janvier 2025. Une nouveauté qui permettra, selon le préfet Michel Lagacé, d’optimiser les collectes et peut-être même de réduire certains couts.

    En juillet, la MRC de Rivière-du-Loup a adopté une résolution stipulant son intention de déclarer compétence dans la gestion des matières résiduelles. Plus concrètement, elle souhaite dorénavant prendre en charge les matières qui sont destinées à l’enfouissement. 

    Dans les semaines précédentes, la majorité des municipalités concernées avaient confirmé, par résolution, leur accord à un éventuel regroupement à ce niveau. Seules la Ville de Rivière-du-Loup, ainsi que les municipalités de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup et Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ne sont pas allées de l’avant, préférant continuer de gérer de façon indépendante.   

    «Se regrouper pour la gestion des matières résiduelles va nous permettre d’avoir une approche plus intéressante et optimale, ainsi que d’atteindre nos objectifs pour diminuer l’enfouissement des déchets ultimes», a déclaré Michel Lagacé au cours des derniers jours. 

    Il faut comprendre que la MRC de Rivière-du-Loup est déjà responsable de la collecte des matières organiques sur l’ensemble du territoire, à l’exception des secteurs de Rivière-du-Loup et de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. À compter de janvier 2025, elle aura aussi le mandat de collecter les matières recyclables à travers une entente avec Éco Entreprise Québec, un organisme privé à but non lucratif qui assumera la totalité des coûts de la collecte et du transport des contenants, des emballages et des imprimés.

    Dans ce contexte, joindre la gestion des déchets au duo de responsabilités en lien avec les matières résiduelles tombait sous le sens pour la MRC de Rivière-du-Loup. «Les municipalités nous ont mentionné que ce serait naturel de fonctionner ainsi», a souligné M. Lagacé. «C’est vu de façon très positive.» 

    OPTIMISATION

    Dans les derniers mois, la firme Mallette a été mandatée pour effectuer une analyse concernant la gestion des matières résiduelles pour l’ensemble du territoire. Cela a conduit à l’élaboration de divers scénarios possibles, dont le regroupement qui sera finalement réalisé. 
    La MRC de Rivière-du-Loup est d’avis que cette nouvelle façon de fonctionner lui permettra d’optimiser les circuits et les horaires de collecte. Certains d’entre eux pourraient ainsi être espacés, d’autres combinés. Des économies pourraient aussi en être tirées. 

    «On souhaite optimiser les circuits de collecte, regarder les fréquences pour chacune des matières et des municipalités. Est-ce que c’est suffisant? Est-ce que c’est trop? Tout cela sera évalué», a expliqué Michel Lagacé. 

    Selon lui, le regroupement permettra de mieux sensibiliser les citoyens de la région sur l’importance de «mettre les bonnes matières aux bons endroits». En ce sens, le tonnage de déchets ultimes envoyé à l’enfouissement devrait prendre une tendance à la baisse, en cohérence avec le Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC. 

    À l’inverse, la collecte des matières putrescibles destinées à l’usine de la SÉMER pourrait en bénéficier. M. Lagacé donne l’exemple de la Municipalité de Saint-Cyprien, dont il est maire. Les déchets y sont ramassés qu’une fois aux trois semaines. 

    «Ce changement a permis d’augmenter le tonnage pour les matières putrescibles d’un peu plus de 30 %. C’est intéressant. Ça force les gens à avoir une meilleure compréhension des matières qui doivent se retrouver dans les déchets, dans les matières recyclables et les matières putrescibles», a-t-il soutenu. 

    «Le bac à déchets devrait diminuer d’année en année. C’est l’objectif qu’on doit avoir», a-t-il ajouté, indiquant que davantage de matières pourront bientôt être valorisées à travers le recyclage. Il rappelle également que les citoyens paient pour l’enfouissement des déchets de leur municipalité et que leur portefeuille en bénéficiera si le tri est plus efficace et qu’il y a une baisse au niveau des matières enfouies.  

    RÉDUCTION DE COUTS? 

    Quant aux couts que devront débourser les communautés pour la collecte des déchets, il faudra voir les résultats de l’appel d’offres qui sera lancé «prochainement» en vue d’une mise en activité en janvier 2025. 

    Avec optimisme, Michel Lagacé croit que la nouvelle façon de faire pourrait ouvrir la porte à des  économies d’échelle. Actuellement, les municipalités octroient elles-mêmes les contrats et peu d’entreprises offrent ce service dans la région, ce qui limite les offres potentielles. 

    «On souhaite faire un appel d’offres commun […] On croit que ça pourrait amener des prix plus intéressants considérant le volume plus important pour les trois types de matière.»

    À terme, une seule entreprise pourrait être responsable des trois collectes, croit Michel Lagacé. «Ce serait même l’idéal», estime-t-il. «Le même camion pourrait servir pour différentes collectes.»

    Il n’exclut pas non plus que la valeur du contrat incite des entreprises spécialisées de l’extérieur à soumettre une offre. Un scénario qui, s’il se concrétise, pourrait avoir un impact positif sur les couts potentiels de l’opération. 

     

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