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Drogues au volant : savoir déceler les signes de capacités affaiblies

durée 14 décembre 2023 | 06h59
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

    Lampe de poche en main, un policier se penche vers votre véhicule lors d’un point de contrôle concernant l’alcool et la drogue à Rivière-du-Loup. «Avez-vous consommé de l’alcool ou des stupéfiants ce soir?» Peu importe la réponse que vous donnerez à ce moment, de nombreux signes ne mentent pas et peuvent rapidement indiquer que vous ne devriez pas prendre le volant.

    Marie-Andrée Morneau est l’une des policières de la Sûreté du Québec spécialement formée en reconnaissance de drogues. Une personne intoxiquée par des stimulants, comme de la métamphétamine, sera plus agitée et volubile lorsqu’elle fera face aux policiers. Elle sera pressée de commencer les tests, elle sera irritable et pourrait aussi présenter des tics nerveux, énumère Mme Morneau.

    «La personne qui va prendre de la médication prescrite selon la posologie ne sera pas en capacités affaiblies. Mais imaginez quelqu’un qui a pris sa médication prescrite pour l’anxiété, puis qui ajoute de l’alcool et qui fume du cannabis. Les effets vont être amplifiés et surtout très imprévisibles […] C’est tout un cocktail», ajoute la policière Marie-Andrée Morneau.

    SOUPÇONS

    Une tension artérielle élevée et des pupilles dilatées sont aussi des symptômes qui peuvent éveiller les soupçons des policiers. Lors de son interception, la personne visée doit se soumettre à une épreuve de coordination de mouvements (ECM) sous la supervision des patrouilleurs.

    Les mouvements involontaires de ses yeux (test du nystagmus) seront examinés par les policiers qui lui demanderont de suivre un crayon du regard. Son équilibre (se tenir sur un pied) et sa démarche (marcher et se retourner) seront aussi évalués lors de l’ECM.

    «Ces tests psychophysiques seront difficiles à exécuter pour une personne intoxiquée. Il y a plusieurs consignes à suivre qui nous permettent de vérifier son attention divisée», précise Marie-Andrée Morneau, agent évaluateur en reconnaissance de drogues.

    Un conducteur ou une conductrice qui aurait consommé des dépresseurs du système nerveux central (GHB) aura la parole plus lente, un manque de coordination et sera désorientée. Lorsque les policiers ont acquis suffisamment de motifs de soupçonner qu’une personne est intoxiquée, elle mise en état d’arrestation, puis amenée au poste de police pour passer une évaluation plus exhaustive en 12 étapes avec un agent évaluateur.

    C’est précisément à ce moment que l’expertise de Marie-Andrée Morneau est mise à profit. Ce test d’une durée d’une heure trente à deux heures lui permettra d’émettre une hypothèse concernant la ou les substances qui ont été consommées par le suspect.

    Elle vérifiera sa coordination, sa capacité à estimer une certaine période de temps, ses signes vitaux, sa température corporelle et son tonus musculaire. Tous ces tests n’excluent pas le recours à l’éthylomètre, dans le cas où il pourrait y avoir une combinaison de drogues et d’alcool.

    Un échantillon d’urine sera aussi prélevé et envoyé au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale. Un refus de collaborer est passible d’une accusation supplémentaire en vertu du Code criminel.

    PRÉVENTION

    Selon les données plus récentes données (2020) du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, la métamphétamine est la substance la plus détectée chez les conducteurs interceptés pour conduite avec les facultés affaiblies. Elle est suivie de près par la cocaïne et le cannabis.

    «Avec le temps des Fêtes, les rassemblements sont nombreux. La conduite avec les facultés affaiblies peut causer la mort. Il n’y a pas de chance à prendre. Quand vous consommez, ne conduisez pas», conclut Marie-Andrée Morneau.

    Plusieurs solutions de rechange peuvent être envisagées par les usagers de la route qui consomme de l’alcool, des stupéfiants ou un mélange des deux. Ils peuvent avoir recours à un conducteur désigné, à un taxi, à un service de raccompagnement ou encore dormir chez un ami.

    » À lire aussi : Point de contrôle contre l’alcool et la drogue au volant à Rivière-du-Loup

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