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Projet d’agrandissement du CPE la Baleine bricoleuse de Trois-Pistoles

21 places en garderie en péril dans les Basques

durée 11 décembre 2023 | 07h34
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    Le centre de la petite enfance (CPE) la Baleine bricoleuse de Trois-Pistoles craint que son projet d’agrandissement permettant l’ajout de 21 places en garderie au sein de son bâtiment soit en péril. Après avoir essuyé le refus de ses plans par le ministère de la Famille et procédé à plusieurs coupes, le CPE dépasse encore l’enveloppe budgétaire de 400 000 à 500 000 $.

    «On baigne dans une impasse parce qu’on ne peut pas couper davantage», explique la directrice générale du CPE, Laurie Vaillancourt. 

    Projet accepté en aout 2022 par le gouvernement et annoncé par Info Dimanche le mois suivant, il devait être amorcé au printemps 2023 afin d’accueillir les enfants à l’automne après l’acceptation des plans en janvier. Or, même en essayant dès le début de prévoir le projet afin qu’il soit le moins cher possible, les plans ont été déposés en mai 2023 et refusés en juillet puisqu’ils dépassaient largement la somme de l’aide financière.

    «Mais ce qui nous est octroyé n’est pas réaliste avec le marché actuel», en plus de ne pas tenir compte d’une remise aux normes, soutient Mme Vaillancourt. Par exemple, l’entrée d’eau de 25 ans n’est plus conforme et doit être changée avant d’y rattacher l’agrandissement. Cette opération se chiffre dans les 300 000 $.

    Le stationnement est aussi à refaire puisque la nouvelle construction y sera située. Il doit donc être retravaillé et agrandi afin qu’il réponde aux règlements municipaux qui ont changé dans les dernières décennies. L’eau de pluie doit s’écouler sur le terrain du CPE et non dans la rue. Cette étape est estimée à quelques centaines de milliers de dollars.

    Ces remises aux normes, assure Laurie Vaillancourt, sont nécessaires et hors de leur contrôle. «Donc c’est à cause de ça que notre projet pourrait en rester là, stagner et que les places ne seraient pas développées», se désole-t-elle. 

    «C’est comme si le ministère nous donnait un montant pour notre agrandissement, mais ne voit pas qu’à côté il y a des problématiques à régler pour que le projet se tienne et ne s’effondre pas après deux mois», explique Mme Vaillancourt. Elle indique aussi que les projets d’agrandissement sont souvent plus onéreux que les projets de construction qui commencent de zéro, puisqu’ils doivent allier du vieux et du neuf avec des sommes accordées qui sont moindres.

    «Le gouvernement ne tient pas en compte qu’il y a des surprises quand on fait du neuf avec du vieux. Chaque bâtisse a ses particularités, ses mises aux normes, ses réglementations.» -Laurie Vaillancourt

    Depuis le refus, le CPE s’est remis à la table à dessin avec son architecte. La directrice générale estime que 50 % des coupures demandées par le ministère ont été effectuées. «Notre effort a été fait. On a été très ouvert aux commentaires du ministère cet été quand il nous a suggéré des pistes de rationalisation […] mais il y a des choses au point de vue de la structure de notre bâtiment qui n’étaient pas possibles [de couper]», mentionne-t-elle.

    Le projet a été redéposé à la fin novembre. Laurie Vaillancourt a demandé une rencontre avec le ministère de la Famille pour essayer de trouver d’autres pistes de rationalisation et lui expliquer les raisons derrière le dépassement du budget. Avec le temps des Fêtes, elle croit qu’elle obtiendra une réponse dans les environs du 20 janvier.

    Si le projet est accepté, «on aura fait une grosse tempête dans un verre d’eau. Mais ce qu’on me laisse présager c’est que tant que mon budget ne sera pas près de ce qui est accordé, ça sera toujours refusé», laisse tomber la directrice générale. En cas d’une acceptation, le CPE débutera la construction avec un entrepreneur au printemps pour ouvrir ses places en aout 2024.

    Environ 100 000 $ ont été investis par l’organisation pour donner vie à l’agrandissement. «Si notre projet ne se fait pas, le ministère ne me remboursera pas ça. Donc je vais peut-être avoir garroché cet argent-là par les fenêtres pour rien», se désole-t-elle. 

    La liste d’attente du CPE se chiffre toujours à 130 places. Les 21 nouvelles places auraient un impact considérable dans les Basques en permettant d’éponger un peu les besoins criants en garderie. «On souhaite aller de l’avant, on est motivé, mais ce n’est plus de notre ressort», a conclu Laurie Vaillancourt
     

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