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9 janvier 2022 - 06:53

Marc-Antoine Pelletier en tournée avec le Boogie Wonder Band 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Le Louperivois Marc-Antoine Pelletier passe une bonne partie de l’année en tournée. Pourtant, il  n’est pas chanteur, danseur ou humoriste. Il est un autre artiste qui a son mot à dire dans les succès de spectacles comme ceux du Boogie Wonder Band : éclairagiste. Un métier de l’ombre, confirme-t-il, dont l’objectif est ironiquement de mettre en lumière le talent d’ici et d’ailleurs. 

«C’est un milieu vraiment valorisant. C’est stressant, et il faut que tu restes humble, puisque les artistes auront toujours le crédit, mais c’est un sentiment incroyable de voir la foule apprécier le spectacle et réagir à ce que tu fais.»

Autodidacte, Marc-Antoine Pelletier a appris tout ce qu’il sait en mettant les mains dans le pâte… ou plutôt les doigts sur les consoles. Au secondaire, le jeune homme s’est impliqué à l’éclairage sur quelques spectacles du Collège Notre-Dame. Il a aussi été à l’emploi du Centre Culturel Berger et des Productions Giard. 

Or, malgré une passion réelle pour le domaine, ce n’est pas en éclairage et techniques de scène qu’il a étudié au Cégep, mais en électronique industrielle. Sa réelle entrée professionnelle comme travailleur autonome s’est effectuée il y a environ quatre ans, grâce à une rencontre fortuite avec le chanteur Kevin Parent. 

«Il est venu faire un spectacle à Rivière-du-Loup sur lequel j’ai travaillé, et le lendemain, on discutait déjà pour que je parte en tournée avec lui. On travaille ensemble depuis ce temps-là», raconte celui qui a la responsabilité de la conception et de l’exécution de ses spectacles de lumières. 

«C’est un milieu dans lequel tu te fais des contacts, tu fais ta place tranquillement, puis un jour tu reçois un appel et hop, tu pars sur un autre projet.»

C’est un peu ce qui est arrivé cet automne. Marc-Antoine Pelletier a été appelé à joindre la famille du Boogie Wonder Band, un groupe disco très connu, pour une série de spectacles en province et même aux États-Unis. 

«J’ai dit oui parce que le projet était le fun. C’est un groupe populaire qui se promène un peu partout à travers le monde, alors c’était vraiment une belle opportunité […] On fait de grosses places et on visite des endroits extraordinaires. C’est la plus grosse production pour laquelle j’ai travaillé.»

Au début décembre, il était par exemple en Louisiane pour une soirée privée au Fillmore New Orleans, une salle renommée qui a accueilli de grands groupes comme les Foo Fighters. Avant une petite pause pour la période des Fêtes – et la fermeture des salles de spectacle au Québec –, il était plus près de la maison, à Saguenay. 

«C’est le fun, puisqu’on passe tous beaucoup de temps ensemble. On forme une deuxième famille, en quelque sorte.»

L’IMPORTANCE DE LA LUMIÈRE 

Marc-Antoine Pelletier mentionne aimer son métier pour la créativité qu’il peut déployer lors de la conception des spectacles. Il estime avoir de la chance de pouvoir mettre en valeur le travail des artistes ou des groupes avec qui il collabore. Selon lui, tous les spectacles gagnent à avoir des jeux de lumière, puis que ceux-ci permettent d’aller chercher la foule et la faire réagir. C’est un vrai travail d'équipe avec les artistes sur scène. 

«Avec le Boogie, chaque chanson a son ambiance et le message qu’elle veut passer. C’est un peu comme une pièce de théâtre et la lumière aide à aller chercher une émotion. On va compléter le spectacle comme ça. La soirée commence plus tranquillement, puis elle grossit de plus en plus jusqu’à l’effet ‘’wow’’ de la fin. C’est éclaté et il y a beaucoup de mouvements.»

«Pour un spectacle comme celui de Kevin, c’est différent. C’est beaucoup plus sobre, mais c’est le fun aussi parce que tu peux cibler des émotions très précises et jouer avec les ombres», ajoute-t-il, précisant avoir toujours des papillons avant les spectacles, au même titre que ceux et celles qui performent sur scène. 

Au fil des années et des contrats, l’artiste a établi ses repères et a développé ses techniques. Il comprend ce qui fonctionne bien et ce qui marche moins. Il avoue aussi s’inspirer des nombreux spectacles qu’il regarde chaque année. «Les Rammstein de ce monde sont une source d’inspiration énorme, puisque ce sont de gros spectacles avec beaucoup de scénographie», dit-il, en exemple. «Sans lumière, un spectacle peut être très bon, mais avec de la lumière, il peut être extraordinaire.»

Au cours de l’année 2022, Marc-Antoine Pelletier poursuivra ses spectacles avec le Boogie Wonder Band. La tournée qu’il rejoindra en février l’amènera au New Jersey, en Floride et au Dakota du Nord. «Une vie sur la route» qu’il apprécie beaucoup actuellement. 
 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • J'ai connu Marc-Antoine à ses débuts au Centre Culturel Berger. Dès ce moment, il était déjà un maniaque de l'éclairage, il en mangeait presque. Au fil des années, on percevait son cheminement, il s'adaptait à la scène, peu importe le spectacle, il nous emerveillait à chaque fois, j' ai toujours su qu'il avait un don. Il me disait qu'un jour, il partirais en tournée, et bien voilà, il le fait. Je suis fier de toi mon ami, tu réalises ton rêve, continue, tu vas aller loin, salut, Mage ...

    Magella Bouchard - 2022-01-09 10:52