Publicité

14 octobre 2021 - 09:46

Deux autres journées de grève pour les salariées des CPE du Bas-Saint-Laurent

Info Dimanche

Par Info Dimanche, [email protected]

Les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN et à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) du Bas-Saint-Laurent sont en grève les 14 et 15 octobre pour obtenir du gouvernement une amélioration considérable de leurs conditions de travail.

Après avoir manifesté devant leurs établissements le 14 octobre, les membres syndiqués se rendront à Québec vendredi pour participer à un grand rassemblement qui culminera devant l’hôtel du Parlement à Québec.

Leurs revendications concernent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle salariale (avant la négociation du secteur public) contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale. 

«Nous assistons à un véritable exode des travailleuses et travailleurs de CPE, qui quittent le réseau en grand nombre pour aller travailler dans d’autres domaines», déplore Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN). Les offres déposées sont considérées comme «nettement insuffisantes» par la CSN pour retenir les gens dans le réseau des services de garde.

Les membres demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits. Elles veulent aussi du temps pour la préparation du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

Les membres du Conseil central du Bas-Saint-Laurent ont voté en faveur de la grève à 94 %. «Elles sont au bout du rouleau et elles sont prêtes à se battre bec et ongles pour se faire respecter, explique Nancy Legendre. Pendant ce temps, la partie patronale se pointe à la table, non seulement avec des offres financières insuffisantes, mais avec des demandes de reculs inacceptables qui risquent de pousser encore plus de travailleuses vers la sortie. C’est ahurissant !» 

Les 11 000 travailleuses et les travailleurs des CPE affiliés à la CSN se sont dotés d’un mandat de 10 jours de grève à la fin de l’été. Une première journée de grève a eu lieu le 24 septembre. Deux autres journées de grève ont été déclenchées les 14 et 15 octobre.

Publicité


Publicité

Commentez cet article