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12 octobre 2021 - 12:47 | Mis à jour : 15:51

Vif succès pour la saison 2021 de L’Héritage 1

Dominique Côté

Par Dominique Côté, Vidéojournaliste

L’Héritage 1 aura finalement connu une saison estivale à succès, outre les mesures sanitaires imposées au début mai et le bris mécanique qui est survenu samedi dernier. Les Québécois ont été au rendez-vous et ont pallié pour l’absence de touristes internationaux pour la saison 2021, selon le capitaine et co-gestionnaire de la Compagnie de navigation des Basques, Jean-Philippe Rioux.

Pour la saison 2021, c’est-à-dire du 21 mai au 
9 octobre, ce sont 26 000 passagers qui sont passés par L’Héritage 1, soit 4000 utilisateurs en moins qu’une saison dite «normale», en dehors d’un contexte de pandémie. Le taux d’achalandage plus élevé dès la Saint-Jean-Baptiste pourrait entre autres expliquer ces chiffres impressionnants. «Au début de la saison, ça a bien été malgré les restrictions de la COVID qu’on avait. On aurait voulu faire plus, mais on ne pouvait pas», a révélé M. Rioux. 

En effet, ce dernier a soutenu que les activités ont explosé entre le 24 juin, qui concordait avec l’assouplissement des mesures sanitaires, et la fête du Travail en septembre. Les journées plus achalandées débutaient à la mi-juillet lors des saisons antérieures. Cette année, elles ont été enregistrées dès la fin juin, soit deux ou trois semaines plus tôt qu’à l’habitude, selon Jean-Philippe Rioux. 

«Pour le mois de septembre, je m’attendais à ce que ce soit moins bon puisque, ce qui nous tient en vie habituellement, c’est le tourisme international. Il y a des Européens, des autobus d’Asiatiques, et c’est vraiment notre clientèle principale habituellement au mois de septembre», a-t-il fait remarquer. L’équipage de L’Héritage 1 a donc été surpris de voir que plusieurs Québécois ont pris leurs vacances à ce moment pour éviter les foules de l’été et avoir plus de tranquillité. «Il a aussi fait très beau, et ça, ça a été avantageux pour nous aussi.» 

Les activités du navire, qui circule entre Les Escoumins et Trois-Pistoles, se sont calmées au début du mois d’octobre, comme à chaque année. «C’est pas mal notre pire mois de l’année et l’achalandage baisse beaucoup», a expliqué le capitaine du bateau. Quoique moins élevé, le nombre de passagers en octobre a tout de même dépassé les attentes de l’équipe. «En gros, on est satisfait de notre saison.» 

SAISON ÉCOURTÉE

Le 9 octobre dernier, L’Héritage 1 a dû cesser ses activités plus tôt que prévu, alors que la saison devait se terminer le 12 octobre. Le navire a subi un bris mécanique et le temps manquait pour faire livrer la pièce et la changer avant la dernière traverse de l’année. «Il aurait fallu dépenser des dizaines de milliers de dollars pour être capable de faire ça en accéléré pour une seule traverse qui était très tôt mardi matin. C’est dommage pour les quelques clients qui avaient pris une réservation, mais notre vocation principale est de s’assurer que le traversier soit sécuritaire.»

Avec l’équipement qui manquait, soit le propulseur d’étrave, qui sert à manœuvrer à quai et à assurer un accostage sécuritaire, les manœuvres devenaient beaucoup plus difficiles. «En automne, on ne sait jamais comment les températures peuvent virer. Le vent peut se lever assez rapidement. Donc c’était beaucoup de risques et d’investissement pour rien. On n’aurait peut-être même pas pu faire notre dernière journée», a mentionné Jean-Philippe Rioux.

Ce dernier prétend qu’avec l’absence de mesures sanitaires au mois de mai et juin, les 
30 000 passagers généralement attendus dans une année normale auraient sans doute été atteints. «À 26 000, avec des restrictions en début d’année pour environ un mois et demi, je pense qu’on aurait eu une année standard si on n’avait pas eu de restrictions.»

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