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19 juillet 2021 - 06:56

Un «grand ami» de La Vieille Gare de Rivière-Bleue honoré

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

La Corporation du patrimoine de Rivière-Bleue a procédé à l’inauguration de la salle Adrien-D’Astous, ce lundi 12 juillet, au musée de La Vieille Gare de Rivière-Bleue. L’hommage vise à reconnaître le grand intérêt, ainsi que la générosité dont fait preuve ce grand passionné de l’histoire ferroviaire à l’égard de l’organisme. 

L’événement s’est déroulé en présence de M. d’Astous lui-même, de ses proches, des membres de la Corporation, de la préfet de la MRC du Témiscouata, Guylaine Sirois, et du maire de Rivière-Bleue, Claude H. Pelletier. Le récipiendaire a accepté cette reconnaissance avec beaucoup d’humilité et d’émotion. 

«C’est un grand honneur. J’ai donné, mais je l’ai fait par bon cœur, par amour», a-t-il partagé, la voix nouée, alors qu’il a été invité à dire quelques mots au lutrin. 

La salle Adrien D’Astous se trouve dans La Petite Gare Aubut située de l’autre côté de la rue Saint-Joseph Nord, devant La Vieille Gare. Elle est l’hôte de l’exposition Les Chemins de Fer du Témiscouata qui renseigne sur les chemins de fer et les gares de la région grâce à des photos, des cartes, une vidéo et des maquettes très réalistes. Celles-ci, des reproductions à l’échelle 1/8, sont le travail de M. D’Astous qui est un maquettiste hors pair. 

«J’ai commencé à réaliser des maquettes il y a plus de 50 ans. J’en ai fait une vingtaine aujourd’hui», a raconté l'artiste et collectionneur à l’auteur de ces lignes. «Elles sont sculptées dans du tilleul de A à Z. C’est un matériel qui se travaille très bien.»

Véritable passionné par les trains et l’histoire ferroviaire de la région du transcontinental, Adrien d’Astous est un «grand ami» de La Vieille Gare. Plusieurs de ses récits sont racontés dans les expositions, eux qui ont également fait l’objet d’articles parus dans Transport sur Rail au Québec, une revue consacrée à l’histoire ferroviaire de la province. 

La générosité d’Adrien d’Astous à l’égard du musée de La Vieille Gare de Rivière-Bleue s’est aussi matérialisée par le don de plusieurs objets de l’histoire ferroviaire de la région, dont des plaques militaires, des gondoles, des chiens de rail, un télégraphe, un réveille-matin et des clous de traverse. Des artefacts qu’il a collectionnés chez lui avant de vendre sa propriété. 

«M. d’Astous est présent depuis le début de la gare. Il nous rendait visite régulièrement et chaque fois, il avait des choses à nous donner. Des maquettes, des outils et…des renseignements. Ses connaissances sont précieuses et il est d’une aide continuelle dans nos projets de recherches et d’expositions», a confié Laurette Beaulieu, membre fondateur et ancienne présidente de la Corporation du patrimoine de Rivière-Bleue.

«Dans certaines expositions, ce qui ne vient pas de lui, il nous l’a expliqué. Qu’est-ce que c’est? À quoi ça sert? Grâce à lui, on peut transmettre tout cela aux visiteurs d’aujourd’hui […] Pour nous, c’était essentiel de le remercier», a-t-elle ajouté. 

UNE HISTOIRE DE PASSION 

À 90 ans, Adrien d’Astous garde la forme et il est toujours aussi amoureux des trains. Cette affection pour le monde ferroviaire le suit depuis sa tendre enfance. «Je dis parfois à la blague que j’étais maniaque avant même d’être au monde», a-t-il lancé lors d’une visite bien spéciale de la salle portant aujourd’hui son nom.  

Né dans une maison de Glendyne, située juste à côté d’une voie ferrée, M. d’Astous a confié avoir souvent regardé les trains circuler alors qu’il était enfant. Il a également été influencé par son passé familial, puisque son arrière-grand-père, son grand-père et son père ont travaillé pour des compagnies ferroviaires. Son grand-père est d’ailleurs décédé tragiquement dans la gare de Rivière-Bleue, après avoir été frappé par une locomotive dans une courbe près du village. 

Adrien d’Astous a travaillé lui-même comme cheminot pendant ses études, mais c’est à la Ville de Québec et au gouvernement qu’il a œuvré, après avoir étudié à Moncton et l’Université Laval. Sa passion pour les trains reste néanmoins si contagieuse, qu’elle a été transmise, sans surprise, à ses enfants et petits-enfants avec qui il a aujourd’hui la joie de partager ses connaissances. 
 

 

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