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23 juin 2021 - 15:07 | Mis à jour : 24 juin 2021 - 10:59

Deux phares du KRTB seront protégés par le gouvernement du Québec

Info Dimanche

Par Info Dimanche, [email protected]

Le phare des Îles-du-Pot-à-l'Eau-de-Vie de Saint-André-de-Kamouraska et le phare de l'Île-Verte, ainsi que son site patrimonial de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, sont en voie d’être classés en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a annoncé la signature des avis d'intention de classement pour ces deux «sentinelles», ce mercredi 23 juin. 

Par ce geste, la ministre Roy souhaite que les valeurs historique, architecturale et ethnologique de ces biens patrimoniaux soient protégées et préservées. Elle rappelle que ces phares, sont reconnaissables entre autres par leur forme typique et leur implantation dans des lieux inspirants. Ils font aussi partie intégrante du paysage maritime québécois.

Le Phare de l'Île-Verte est le plus ancien phare du Québec et le troisième plus vieux au Canada. Il a été construit entre 1806 et 1809 pour indiquer l'entrée du chenal sud du fleuve Saint-Laurent. 

Sa structure en pierre de trois niveaux a servi de modèle pour les autres phares construits dans la première moitié du XIXesiècle.  Son site comprend des bâtiments et des installations connexes qui témoignent notamment des moyens de signalisation sonore élaborés au fil des ans. Le fonctionnement du phare a naturellement été automatisé; il sert toujours d'aide à la navigation.

De son côté, le Phare des Îles-du-Pot-à-l'Eau-de-Vie a été construit entre 1860 et 1862 sur l'archipel des Îles-du-Pot-à-l'Eau-de-Vie pour sécuriser la navigation sur cette partie du chenal sud du fleuve Saint-Laurent. Il fait partie de la deuxième génération de phares au Québec, ceux construits entre 1850 et 1900. Il est le seul exemple de maison-phare à subsister au Québec et a cessé d’être utilisé pour l'aide à la navigation en 1975.

«Le fleuve Saint-Laurent a joué un rôle important dans notre histoire et a largement contribué au développement du Québec et du Canada. L'identité des Québécois s'est construite tout au long de ses berges et de ses affluents, qui contribuent à la beauté de nos paysages et attirent les touristes venus de partout. Nous en sommes fiers puisqu'il nous rappelle la détermination et l'ambition de nos ancêtres. En cette période de célébrations de notre fête nationale, je suis heureuse de contribuer à la préservation de ces phares, ces sentinelles, qui ont été érigés sur les berges du fleuve pour venir en aide aux marins ayant emprunté cette voie maritime majestueuse et qui ont ainsi contribué à ce que nous sommes devenus», a fait savoir Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications, par voie de communiqué. 

«Les phares du Saint-Laurent ont longtemps été les gardiens de notre fleuve, guidant les navigateurs à travers les courants notoirement périlleux de l'estuaire. De nos jours, alors que la technologie met à la disposition des pilotes des moyens ultramodernes pour naviguer, ces phares aux motifs variés jettent un éclairage nostalgique sur l'histoire de la navigation. En les préservant, nous donnons aux futures générations des repères riches d'enseignement sur notre passé maritime», a complété le député de Rivière-du-Loup–Témiscouata, Denis Tardif. 

Le Québec compte environ 59 phares, dont la très grande majorité se dresse le long du littoral ou sur l'une des îles du golfe ou du fleuve Saint-Laurent. Ces sentinelles ont contribué depuis le début du XIXe siècle à la sécurité et à l'accroissement de la navigation sur cet important axe de transport des personnes et des marchandises.


 

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