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16 juin 2021 - 15:05 | Mis à jour : 15:37

L'identité wolastoqey mise en valeur au Parc côtier Kiskotuk

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin

La Première Nation Wolastoqiyik Washipekuk rayonnera au Parc côtier Kiskotuk. L'ajout de nouvelles infrastructures dont un agora wolastoqey, une aire de feu couverte, un shaputuan et des wigwams a été dévoilé ce mercredi 16 juin devant de nombreux invités et quelques randonneurs surpris par une foule qui n’avait rien d’une troupe de marcheurs.

Pour l'occasion, le Grand Chef Jacques Tremblay était entouré du député fédéral du comté de Montmagny – L’Islet – Kamouraska – Rivière-du-Loup, Bernard Généreux, du ministre provincial des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, de la ministre provinciale du Tourisme, Caroline Proulx, du député provincial de Rivière-du-Loup – Témiscouata, Denis Tardif, du président du conseil d’administration de la Société du parc côtier Kiskotuk et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé et de la mairesse de Cacouna, Ghislaine Daris.

Ce projet visant à valoriser l'identité wolastoqey (malécite) comprend aussi le développement d’activités d’interprétation, dont des soirées de contes et légendes traditionnels wolastoqey qui seront diffusées dès cet été. Des activités pour les groupes-jeunesse sont aussi prévues.

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Rappelons que le Parc côtier Kiskotuk est situé au cœur même du Wolastokuk, l'immense territoire ancestral de la Première Nation. La signification est profonde pour les Malécites.

Le grand chef Jacques Tremblay s'est réjoui de voir la culture wolastoqey ainsi présente et mise en valeur dans le parc. Ce dernier a souligné que les nouveaux équipements représentaient non seulement la culture, mais l’histoire de la Première nation et qu’ils s’inscrivent dans la continuité des grandes orientations adoptées en 2018.

«Notre développement est appuyé par l’ensemble de nos membres. Le Grand conseil, les élus suivent ces recommandations avec l’appui de nos employés sans oublier les discussions que nous avons avec le milieu régional, le provincial et le fédéral. C’est tout ça ensemble qui donne ce résultat aujourd’hui», ajoute M. Tremblay.

De son côté, le ministre provincial des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a insisté sur la notion du vivre ensemble alors que ce sont tant les communautés blanches qu'autochtones qui se sont associées dans la réalisation de ce projet. «C'est un bel exemple du vivre ensemble, je le dis depuis ma nomination, il faut trouver des façons de se rapprocher. On a beau vivre un à côté de l'autre, on se connait peu, on ne se connait pas assez.»

Le ministre a louangé la beauté du parc côtier Kiskotuk et de ses installations et des différents sentiers, se promettant de revenir avec sa famille. «On vient marcher avec l'autre, manger avec l'autre, on le connait davantage et les rapprochements vont se fait tout seul (...) Et dans la région, c'est un joyau», a-t-il ajouté.

Le projet dévoilé mercredi a bénéficié de l'implication de la municipalité de Cacouna, de la MRC de Rivière-du-Loup en plus du support du Gouvernement du Québec et du Gouvernement du Canada pour l’obtention les autorisations environnementales pour la construction de l’agora et pour l’entente d’occupation qui permettra d’y animer divers ateliers en plus des soirées de contes et légendes.

FUTURS PROJETS

À défaut d’obtenir une véritable réserve, les Malécites du Québec ont été condamnés à devenir un peuple errant. Leur dispersion qui va même au-delà du Québec plutôt que sur un territoire donné est toujours d’actualité. Mais le grand chef laisse comprendre que la Première nation a aussi de futurs projets en ce sens.

«Cacouna pour nous est central. Nos bureaux y sont situés. Il y a Whitworth aussi. Cacouna est un lieu important et nous avons fait l’acquisition de terrains (notamment l’ancien site d’antiquité situé à l’intersection de la route 132 et de la rue du Quai) pour peut-être y aller avec un centre d’interprétation et de culture malécite. Cacouna et la région sont pour nous un endroit significatif et historique», répond Jacques Tremblay.

La Première Nation travaille aussi sur d’autres dossiers notamment à Whitworth avec la participation du gouvernement du Québec, qui pourrait rapidement aboutir d’ici quelques semaines.

 

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