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26 mars 2021 - 06:31

Rapports de la Vérificatrice générale sur la gestion de la pandémie

Blanchette-Joncas se désole du flagrant manque de préparation du fédéral

Réagissant aux quatre rapports accablants de la Vérificatrice générale du Canada à l’égard du gouvernement libéral dans sa gestion de la pandémie de COVID-19, déposés  aux Communes le 25 mars, le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, se désole et s’inquiète des constats de celle-ci quant aux conclusions des vérifications réalisées par son bureau dans les derniers mois. 

«J’avais un mauvais pressentiment général et voilà que mes craintes sont confirmées. Non seulement le gouvernement fédéral, par sa lourdeur administrative, n’a pas su répondre en temps opportun aux défis que représentait la pandémie le printemps dernier, mais pire encore, l’Agence canadienne de santé publique était elle-même déboussolée et elle ne savait plus où donner de la tête! C’est inquiétant à plusieurs points de vue», lance d’entrée de jeu le député du Bloc Québécois.

En effet, la Vérificatrice générale a établi clairement que malgré les signaux d’alarme, les avertissements et les coups de semonce des crises du SRAS et de H1N1, que des lacunes en ce sens sont apparues sur le radar depuis 10 ans, l’Agence de la santé publique du Canada n’était pas prête à intervenir face à la pandémie, et elle a sous-estimé l’incidence du virus à l’échelle nationale.

«Je ne peux pas dire ou identifier maintenant qui est responsable, mais je poserai des questions pour le savoir! Toute la question de la fermeture des frontières était cruciale dès le départ et on sait que ça n’a pas été fait. L’Agence des services frontaliers cafouillait parce les instructions de la Santé publique fédérale n’étaient pas claires. C’est dramatique et franchement apeurant! Deux voyageurs sur trois sont passés à travers les mailles du filet à leur retour au Canada et on ne peut dire s’ils ont respecté les conditions de leur quarantaine… après on se demande comment les cas et les variants se sont répandus! Poser la question, c’est y répondre», martèle Maxime Blanchette-Joncas.

De même, le député s’interroge sur les conclusions de la Vérificatrice générale quant à la mise en place rapide des programmes de Prestation canadienne d’urgence (PCU) et de la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), dès les premières semaines du confinement du printemps dernier.

«Comme la Vérificatrice générale, je reconnais l’urgence d’agir du moment, mais je partage aussi et surtout ses observations quant à l’improvisation généralisée des mesures mises en place qui ont causé beaucoup plus d’incertitude que de résultats positifs. Après l’annonce en catastrophe du premier ministre voulant que la PCU était libre d’impôts, elle est devenue imposable quelques semaines plus tard. Autre geste irréfléchi, la fermeture des bureaux de Service Canada au plus fort de la crise a enragé des milliers de citoyens qui devaient compter sur moi pour résoudre des problèmes relevant du plus gros ministère fédéral. Sur la première ligne, j’apprenais les mesures du gouvernement à la télévision, sans ressources additionnelles. Les citoyens m’appelaient parce que le fédéral avait fermé ses bureaux, mais les miens étaient fonctionnels jour et nuit! Cherchez l’erreur!», ironise monsieur Blanchette-Joncas.

Finalement, le député, qui est aussi vice-président du Comité des Comptes publics des Communes, entend faire toute la lumière sur les irrégularités anticipées et confirmées par la Vérificatrice générale concernant le programme phare du gouvernement libéral Investir dans le Canada. «Il y a 188 milliards de dollars dans cette affaire-là et même la Vérificatrice générale peine à s’y retrouver. Pour moi, ça ne sent pas bon et j’entends aller au fond des choses. Les libéraux devront justifier chaque dollar dépensé, parce que j’ai trop peur que des petits amis se gâtent au passage. On a déjà vu ça! Les vérifications réalisées me laissent croire qu’il y a du camouflage et on va fouiller!», conclut Maxime Blanchette-Joncas.
 

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