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1 janvier 2021 - 06:56

Bernard Généreux, un député devenu un communicateur hors pair

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le député Bernard Généreux a été très présent pendant la pandémie de COVID-19, pas dans les assemblées et rencontres de toutes sortes, mais plutôt sur le Web pour informer ses concitoyens concernant les différentes mesures mises en place pour les aider.

«Mes antécédents de maire et d’homme d’affaires, qui sont toujours là d’ailleurs, ont réveillé en moi l’importance de créer ce lien-là avec l’ensemble de la population. On avait une certaine avance sur l’utilisation des réseaux sociaux. Lorsque la pandémie est arrivée, on était prêt à communiquer et on savait comment. Un des éléments que l’on a ajouté qui est très important, c’est l’infolettre. En fait c’est l’idée de l’un de nos collègues et on a voulu faire la même chose. L’infolettre a été partagée rapidement par le réseau des entreprises», a expliqué M. Généreux.

Le député de Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup a donc acheminé l’infolettre régulièrement dans laquelle il donnait différentes informations pouvant aider ses concitoyens à s’y retrouver plus facilement en temps de pandémie. La Prestation canadienne d’urgence (PCU) et la Subvention salariale d’urgence du Canada pour les entreprises, deux programmes mis en place par le gouvernement canadien, ont été largement diffusées au printemps dernier. Les autres mesures de soutien l’ont aussi été par la suite. «Au début ça changeait à tous les jours», a-t-il noté. 

«Je suis entouré d’une équipe absolument extraordinaire, les personnes qui m’entourent ont mis l’épaule à la roue pendant des semaines, sept d’affilée notamment, sept jours semaine de 8 h le matin à minuit le soir. Tous les moyens de communication que les gens prenaient, on répondait presque instantanément quel que soit l’heure. Ça venait sécuriser les gens de savoir que l’on était déjà à leur écoute. Même si on n’avait pas la réponse immédiatement, on prenait le temps d’aller chercher cette réponse-là et de leur revenir», a poursuivi M. Généreux. «Encore aujourd’hui, moi je n’ai pas d’heure, je n’ai pas de jour. Je peux répondre à des gens à 11 h le soir, je ne regarde pas ça», a souligné le député.

Selon M. Généreux, le gouvernement a agi très rapidement et avec raison. «Il a fait des erreurs c’est compréhensible. Le seul défaut que l’on a trouvé, nous les conservateurs, c’est que ç’a été très très large, pas assez ciblé. Le gouvernement savait très bien qu’il y avait des craintes de fraude. Dans les pays du G7, le gouvernement du Canada a été largement le plus généreux. On doit quand même se mettre certaines limites pour être capable de gérer ce qui va rester après la pandémie», a indiqué le député du Parti conservateur du Canada.

On parlait beaucoup du lien d’emploi au départ, Bernard Généreux pense que le gouvernement du Parti libéral aurait dû mettre plus d’emphase sur l’aide aux entreprises plutôt que l’aide aux individus. Selon le député, des employeurs ont perdu des employés parce que ceux-ci préféraient rester à la maison et recevoir la PCU. «Les employeurs cherchent des travailleurs actuellement», a-t-il noté.

Le Parti conservateur du Canada a officiellement identifié le député Bernard Généreux comme candidat en vue d’une prochaine élection générale au Canada, possiblement en 2021. «Tout le monde dit la même chose, personne veut aller en élection. En soi ce n’est pas un bon signe que tous disent la même affaire. En pleine COVID, il y a eu des élections dans quatre provinces, il y en a eu dans d’autres pays à travers le monde dont les États-Unis. Je pense que c’est possible. Si ça vient, ça viendra. Les gens devront porter un jugement sur la façon dont le gouvernement a traité cette COVID, à qui je ne donne pas une mauvaise note complète.

On aurait été à leur place et ça aurait été aussi difficile à gérer. Mais en même temps, je pense que des erreurs ont été commises, la plus grande c’est de se ramasser avec un déficit de plus de 400 milliards de dollars. Et avant de partir le parlement a voté des subsides de 200 milliards additionnels. On leur a donné en fait un chèque en blanc de 200 milliards, nous on a voté contre. Là-dedans, on sait qu’il y a un 100 milliards qu’ils veulent dépenser pour la relance économique sur trois ans. Ça veut inévitablement dire que l’on va faire des déficits pour les 5 à 7 prochaines années», a conclu le député Bernard Généreux. 



 

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