Publicité

15 juillet 2020 - 06:59

Un nouveau partenariat pour un projet de développement éolien majeur dans l’Est-du-Québec

L’Alliance éolienne de l’Est, formée des Régies intermunicipales de l’Énergie du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, ainsi que les MRC de l’Islet et de Montmagny, ont annoncé le 13 juillet qu’elles travailleront conjointement pour présenter au gouvernement du Québec un projet suprarégional visant la poursuite du développement de la filière éolienne. 

Ce projet d’affaires d’envergure, qui représente des investissements de plus de 3 milliards de dollars et des bénéfices nets dans les communautés de 35 M$ à 40 M$ par année, est établi dans le contexte où le gouvernement du Québec a invité les régions à présenter des priorités de développement contribuant à relancer l'économie affaiblie par la crise sanitaire. Le présent consortium provenant de trois régions, de 16 MRC et de la Première Nation Malécite de Viger, est créé dans le but de présenter un projet commun de développement éolien, et ce, en complémentarité avec les autres priorités qui seront identifiées dans chacune des régions. 

«Le développement de l’énergie éolienne sur notre territoire ancestral, le Wolastokuk, s’inscrit dans la continuité des partenariats auxquels a pris part notre Première nation au cours des dernières années. Le projet témoigne de notre engagement à protéger et à mettre en valeur le Wolastokuk et à maintenir des relations durables avec les instances régionales» a expliqué Jacques Tremblay, Grand chef du Conseil de la Première Nation Malécite de Viger. 

Un fort potentiel énergétique pour une relance de l’économie rapide 

«Quelques mois après avoir reçu une reconnaissance pancanadienne pour son modèle d’affaires pour leur participation dans des parcs éoliens, l’Alliance éolienne de l’Est est très enthousiaste d’élargir son partenariat avec deux autres MRC de la région de Chaudière-Appalaches, et ce, dans le cadre du dépôt d’un projet suprarégional pour la relance économique du Québec», a lancé Simon Deschênes, président de la Régie intermunicipale de l’énergie de la Gaspésie. L'Alliance de l'Est a souhaité associer à ces MRC pour ce nouveau projet en raison du fort potentiel de production éolienne présent sur le territoire et de la proximité de la ligne principale de transport d'électricité.

Les partenaires estiment en effet que l’initiative contribuera à redynamiser l'économie régionale, tout en dotant le Québec et Hydro-Québec d'une offre d'énergie renouvelable à un tarif très concurrentiel. Ce projet suprarégional repose ainsi sur 2 axes de développement complémentaires : 

1. Le développement et la mise en service de parcs éoliens communautaires par le biais d'un décret ministériel exigeant le lancement d'un appel d'offres d'énergie éolienne de 1 200 mégawatts. L’objectif serait de combler les besoins d'Hydro-Québec pour l'approvisionnement local et de saisir les opportunités liées à l'exportation d'électricité. 

2. La réalisation de travaux importants sur les lignes de transport d'électricité d'Hydro-Québec desservant la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent afin de permettre l'exploitation additionnelle du gisement éolien sur le territoire. 

Le consortium déposera le projet cet été au gouvernement du Québec et à la ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent, Madame Marie-Ève Proulx. Les partenaires considèrent qu’il serait possible de démarrer la mise en chantier dès 2021, alors qu’un début des opérations commerciales serait envisageable en 2024. On parle ainsi de retombées économiques rapides contribuant à redresser de façon importante la situation économique dans l’Est-du-Québec.

«La Table régionale des élu[e]s municipaux et la Régie intermunicipale de l’Énergie du Bas-Saint-Laurent sont heureuses de s’associer, dans le cadre des consultations sur les projets régionaux prioritaires menées par la ministre responsable de la région, Madame Marie-Ève Proulx, afin de proposer un projet de développement éolien ambitieux. Ce dernier est porté par un ensemble de partenaires municipaux et autochtones avec des bénéfices financiers projetés de près de 1 MM$ sur vingt-cinq ans» a commenté Michel Lagacé, président de la TREMBSL et la Régie intermunicipale de l’énergie du Bas-Saint-Laurent. 
 

Publicité


Publicité

Commentez cet article