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11 juillet 2020 - 06:56

Le casse-tête du transport scolaire pour la rentrée

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Pas plus de 48 élèves par autobus, des enfants qui ont deux adresses, la crainte d’une deuxième vague de la COVID-19, voilà des éléments qui créent un véritable casse-tête pour les responsables du Centre de services scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup. «Les parents auront plus d’informations en aout», a indiqué Antoine Déry, directeur général.

À Rivière-du-Loup, M. Déry a précisé que plusieurs circuits d’autobus comptent plus de 48 élèves. Le Centre de services scolaire a donc demandé aux parents qui le peuvent de voyager leur enfant jusqu’à l’école. «C’est un appel aux volontaires», a lancé le directeur général.

Une situation particulière peut rendre la tâche de planification encore plus difficile, un enfant avec deux adresses en regard d’une garde partagée des parents. Si les deux adresses sont sur le même circuit d’autobus, il n’y a pas de problème. C’est lorsque l’élève doit utiliser deux autobus différents dépendamment de son lieu de résidence que cela n’est pas permis. «La santé publique exige que les 48 élèves doivent toujours être dans le même autobus, dans les mêmes places, pour permettre une enquête rapide si nécessaire», a expliqué M. Déry. Considérant que le transport scolaire est rendu plus difficile à organiser en temps de pandémie, on ne veut pas de plus qu’il reste une place vacante dans un autobus, ce qui serait le cas une semaine sur deux pour un enfant avec deux adresses pour deux circuits d’autobus. «Quand la crise sera passée, tout reviendra à la normale», a soutenu Antoine Déry.

Il n’y a pas de frais pour le transport scolaire le matin et le soir. Ça se complique pour le transport du midi qui est offert sur demande des parents et avec un cout. «Le service sera disponible à la rentrée», a confirmé le directeur général. Ce service était déjà déficitaire les années antérieures, environ 5000 $ annuellement. Cette année on ajoute la facture pour la désinfection des autobus. «L’analyse des couts n’est pas terminée. Il faut également faire les circuits d’autobus. Les parents seront contactés dans la semaine du 10 aout», a informé Antoine Déry.

ÉCOLE INTERNATIONALE

L’École internationale Saint-François-Xavier est là pour rester, selon le directeur général du Centre de services scolaire de Kamouraska – Rivière-du-Loup, malgré que la situation pourrait laisser croire le contraire en préparation de l’année scolaire 2020-2021. En effet, la direction a pris la décision de refuser certains élèves du préscolaire et des niveaux primaires 1, 2 et 3 cette année qui ne proviennent pas du quartier en raison de la capacité de l’établissement scolaire. «Tous les élèves des 4e, 5e et 6e année vont terminer leur parcours à l’École internationale Saint-François-Xavier», a souligné Antoine Déry. Pour les jeunes provenant de l’extérieur de ce quartier des années 4, 5 et 6, il y aura la formation d’un 19e groupe d’élèves dans l’école.

«On espère une nouvelle école. Ça prend de 24 à 36 mois pour une annonce», a mentionné M. Déry. En fait c’est la construction d’une nouvelle école dans le Parc Cartier qui sera la solution à beaucoup de problèmes de locaux que vit actuellement le Centre de services scolaire de Kamouraska – Rivière-du-Loup. On a déjà le terrain puisque la Ville de Rivière-du-Loup en a planifié l’achat. Avec cette nouvelle école, le taux d’occupation des locaux à Rivière-du-Loup pourrait se situer à 85 % la première année et permettre pour certains d’entre eux utilisés comme classe actuellement de retrouver leur utilisation antérieure. Mais pour la prochaine année scolaire, des élèves devront à nouveau se retrouver dans des classes modulaires ajoutées aux établissements réguliers.

 

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