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13 juillet 2020 - 06:54 | Mis à jour : 08:39

Accès aux télécommunications «Demeurer en région ne devrait pas être un handicap»

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Yves-François Blanchet n’a pas fait qu’entendre parler des problèmes de réseaux cellulaires dans le Témiscouata, il les a vécus lui-même. De passage dans la région ce jeudi 9 juillet, le chef du Bloc Québécois a constaté sur le terrain qu’il était parfois bien difficile de communiquer avec ses proches et ses collègues. 

Dans le cadre d’un séjour éclair, M. Blanchet s’est retrouvé plus d’une fois dans l’impossibilité d’utiliser le réseau cellulaire. «C’est un enjeu extrêmement important. Normalement, quand tu es dans une zone qui n’est pas desservie par le réseau de cellulaire, tu te dis que tu vas attendre au prochain village […] Mais au Témiscouata, quand tu y arrives enfin, il n’y a pas de service là non plus. C’est même comme ça aussi dans le suivant», raconte-t-il très sérieusement dans le cadre d’un entretien en fin de journée. 

«C’est drôle pendant une journée, mais quand on se met à la place des étudiants, des entrepreneurs, des travailleurs du monde de la santé, de l’éducation, du tourisme…c’est grave!»

Au coeur de sa tournée estivale, M. Blanchet avait quitté la région de Rimouski en matinée pour atteindre le Domaine Acer d’Auclair en milieu d’avant-midi. Il a ensuite pris la direction du Parc Clair Soleil de Témiscouata-sur-le-Lac où il a discuté avec des citoyens. Une rencontre avec des élus de la MRC du Témiscouata a aussi eu lieu, avant un retour vers Rivière-du-Loup. 

Évidemment, l’accès aux télécommunications a fait partie des discussions. Selon le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO), le Bas-Saint-Laurent compte le plus faible taux de foyers branchés à Internet de la province avec 87 %. Dans le Témiscouata, le problème est flagrant, alors que 11 municipalités sur 19 n’ont aucun service Internet, ou reçoivent un service déficient, même si elles y sont branchées.

«Les grandes entreprises de communication refusent d’aller desservir des régions comme le Témiscouata s’ils n’ont pas une aide publique. En soi, il y a matière à débat. L’État ne devrait-il pas dire aux très peu d’entreprises qui ont l’autorisation d’opérer sur le territoire qu’en échange de telles autorisations, elles aient l’obligation, sous une forme ou une autre, d’assurer un service – essentiel – sur l’ensemble du territoire et non pas […] seulement dans les secteurs les plus payants?»

Il ajoute : «Demeurer en région ne devrait pas être un handicap au développement économique. Tout le monde devrait avoir accès à Internet de façon équitable et équivalente.»

Yves-François Blanchet assure que le Bloc Québécois sera le porteur des préoccupations des citoyens du Témiscouata à Ottawa. Déjà, ces derniers mois, le député Maxime Blanchette-Joncas s’est exprimé sur la situation à plus d’une reprise, la qualifiant notamment d’inacceptable en mars dernier. 

Quoi qu’il en soit, le Bloc Québécois souhaite faire partie de la solution. «Je m’engage d’abord à faire quelques téléphones pour avoir un meilleur portrait. Ensuite il faut essayer de voir quels sont les motifs des refus antérieurs et essayer de voir si on ne serait pas capable d’accélérer le traitement d’une éventuelle nouvelle demande qui permettrait à la région d’avoir cet outil essentiel», a souligné M. Blanchet, soulignant qu’une amélioration de service, réalisée dans sa circonscription, illustre «qu’on peut y arriver». 

 

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