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14 mai 2020 - 06:57

Retour en classe après deux mois de pause

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Après une pause de près de deux mois, les élèves des écoles primaires de la région ont pu retrouver leurs amis et leurs enseignants au début de la semaine. Une rentrée qui s’est toutefois déroulée différemment et qui comprend de nombreux ajustements en lien avec la crise sanitaire liée à la COVID-19.

Dans les classes, les bureaux ont été déplacés à une distance de deux mètres les uns des autres, selon les capacités des classes dans les écoles. Certaines en contiennent une quinzaine (le maximum permis par la Santé publique), alors que dans d’autres, il n’y a de l’espace disponible que pour une dizaine de bureaux, précise le directeur des écoles Roy et Joly à Rivière-du-Loup, Yannick Beauvais. Il fallait aussi prévoir la distanciation de deux mètres avec le bureau de l’enseignant et instaurer une manière de circuler dans la classe sans passer trop près des autres élèves.

«Ce sont des opérations complexes, mais on y est arrivé. Des marques ont été inscrites au sol pour indiquer l’emplacement de chacun des espaces de travail», précise M. Beauvais. Le local de musique de l’école Joly a aussi été transformé en salle de classe pour bénéficier de plus d’espace. Pour la rentrée, les élèves de l’école Joly ont été scindés en deux grands groupes, dont l’un va à l’école trois jours, et l’autre deux jours, selon les besoins des enfants. Ces derniers doivent se laver les mains à l’entrée et à la sortie de l’établissement et doivent aussi suivre les consignes en la matière à l’intérieur des murs de l’école. Seuls les enseignants, le personnel de l’école et les élèves ont le droit d’y entrer. Les corridors ont aussi été transformés, à l’image de ce qui a été mis en place dans les épiceries.

ACCUEIL

Dans la matinée du 11 mai, les premiers groupes ont été accueillis à l’école Joly par le personnel enseignant dans le respect des consignes de la Santé publique et en suivant les recommandations de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST). Beaucoup de parents sont allés porter leurs enfants à l’école en voiture en raison des restrictions à bord des véhicules de transport scolaire.

La réouverture des écoles primaires prévue le 11 mai a été annoncée par le gouvernement du Québec le 27 avril. Une décision qui a nécessité une volteface rapide de la commission scolaire et des directions d’écoles. «Les délais étaient très courts. Un comité formé de professeurs, de personnel de l’école et de membres de la direction a élaboré les procédures en se basant sur le guide de la CNESST. On procède à une entrée progressive à l’école. Le 11 mai c’était l’école Joly, le 12, c'était l’école Roy», complète M. Beauvais.

Des marques orange fluo étaient inscrites sur le trottoir et sur l’asphalte de la cour de l’école Roy pour indiquer aux enfants la distance à conserver entre eux. La neige les avait recouvertes partiellement, mais malgré tout, les enfants de l’école Roy étaient bien à l’écoute des consignes qui leur ont été données, entrant un à un dans l’école. Certains étaient accompagnés de leurs parents, qui attentaient patiemment qu’ils aient franchi le pas de la porte avant de quitter.

CLASSEMENT DES ÉLÈVES

Les épreuves ministérielles et de la commission scolaire ont été annulées en raison de la pandémie. Les élèves seront donc évalués selon le jugement de leur enseignant et les résultats obtenus lors des deux premières étapes de l’année scolaire. «Les enseignants font de la consolidation présentement et certains devront s’assurer que les élèves ont acquis les savoirs essentiels pour passer au secondaire», explique le directeur par intérim des services éducatifs, Sébastien Mercier. Pour les élèves qui restent à la maison, l’enseignant doit faire un suivi avec eux si de la nouvelle matière est donnée. Un bulletin sera acheminé à la fin de l’année scolaire pour la 3e étape, mais comprendra seulement une mention de réussite ou de non-réussite.

M. Mercier souligne qu’il s’agira vraiment de cas par cas pour l’évaluation des élèves selon les efforts qui ont été fournis tout l’année et leur capacité de passer au niveau supérieur selon leur enseignant. «On en apprend chaque jour parce que tout change rapidement et se précise de jour en jour. On travaillait en priorité sur la rentrée. Une fois que tout sera bien installé, dans sept semaines, l’école sera déjà finie. Ça s’en vient très vite», constate Sébastien Mercier. En ce qui concerne les élèves de secondaire 4 et 5, des résultats chiffrés doivent être transmis pour l’obtention des unités en lien avec le diplôme d’études secondaires. Le jugement des enseignants et les résultats obtenus lors des précédentes évaluations s’appliqueront également pour eux.

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