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26 mars 2020 - 18:34 | Mis à jour : 20:09

CPE d'urgence: les enfants ont aussi besoin de prendre l'air

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin

Il semble que la chasse aux délinquants en cette ère de quarantaine est une activité qui se répand aussi rapidement que les cas de la COVID-19. Et encore là, Rivière-du-Loup n'y échappe pas. Cette fois, ce sont des jeunes du service de garde de l'École internationale Saint-François-Xavier qui ont été épiés au grand dam de la directrice Karine Bernier.

Rappelons que l'École est actuellement l'hôte de l'un des services de garde d'urgence pour les  membres du personnel du réseau de la santé et du personnel des services essentiels. «Nos éducatrices et éducateurs sont en première ligne. Elles sont extraordinaires et elles font un travail admirable. Elles n'ont pas besoin d'être pointées du doigt et photographiées, elles font un travail admirable», souligne Mme Bernier.

Le service de garde compte, selon les jours, entre 20 et 33 jeunes âgés entre 4 et 12 ans. Karine Bernier fait appel au bon sens de la population, les jeunes, souligne-t-elle, ne peuvent pas être contenus à l'intérieur des murs de l'école. «Ils doivent sortir, à cet âge, ils ne peuvent pas être gardés à l'intérieur toute la journée. Ils doivent prendre l'air.»

Si Rivière-du-Loup a proclamé la fermeture des parcs, incluant celui de l'École internationale Saint-François-Xavier, évidemment la mesure ne s'applique pas au service de garde dont la cour d'école jouxte le parc. Toutefois, les enfants n'ont plus accès aux modules de jeux ainsi qu'aux balançoires.

«On restreint une portion de la cour. Nous faisons tout en notre possible pour respecter la distanciation entre eux, mais ce sont des enfants dont certains, par leur jeune âge, ne comprennent pas l'enjeu», ajoute Mme Bernier.

Pourtant, le jeudi 26 mars, des passants ont photographié ces enfants d'âges mineurs et ont contacté certains médias de la région. La directrice lance donc un message de retenue et de compréhension à la population et c'est à ce titre qu'elle a accepté de répondre aux questions d'Info Dimanche.

Soulignons qu'il est interdit de photographier un enfant sans le consentement des parents.

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