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29 février 2020 - 06:59

Le robot de Philippe Voyer lancé dans l’arène internationale

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le passionné de combats de robots Philippe Voyer de Cacouna s’affaire depuis maintenant quatre mois à construire la structure la plus solide et l’arme la plus dévastatrice pour sa création «Pardon My French» en vue de la cinquième saison de la populaire émission télévisée BattleBots, diffusée dans plus de 150 pays. Il a conçu le premier robot québécois qui participera à cette compétition internationale.

Philippe Voyer, âgé de 21 ans, s’envolera vers la Californie aux États-Unis le 30 mars avec son équipe «Team Oui Oui» pour participer à ces combats de robots où les collisions et la destruction sont légion. Les employés d’Outils Viel à Rivière-du-Loup lui donnaient d’ailleurs un coup de main lors de notre passage à l’atelier, lundi dernier. L’arme de prédilection de son robot nommé «Pardon My French» ? Une roue dentelée de 75 livres (34 kg) qui franchit la barre des 4 000 tours par minute. «Depuis que j’ai sept ans que je construis des robots dans ma tête. J’ai été choisi pour participer à l’émission et ce sera ma 3e compétition à vie. Je suis fier d’être parmi les 80 équipes sélectionnées sur les 500 qui ont soumis leur candidature (…) Je pense que je me suis démarqué des autres avec mon identité, le fait que je parle français, que j’ai une proposition différente et originale», explique-t-il. Ce dernier travaille comme dessinateur mécanique pour Premier Tech. Il a réalisé tous les plans de son robot lui-même.

Philippe Voyer entre présentement dans le sprint final de la fabrication de son robot, qui doit être envoyé en Californie d’ici deux semaines. La construction de «Pardon My French», qui pèse environ 250 livres (113 kg), représente un investissement de 15 000 $ et il sera envoyé dans une arène…de destruction. «Toutes les pièces sont fabriquées en double ou en triple, dans le cas où un autre robot détruirait certaines pièces. C’est certain que je vais devoir en amener dans mes bagages aussi», plaisante-t-il.

Manœuvrer un de ces engins dans l’arène n’est pas de tout repos, puisque certains obstacles s’y trouvent, en plus du robot de combat adverse, dont des marteaux de 150 livres (68 kg), des scies circulaires et des pics. Les participants n’ont qu’à s’en servir à leur avantage. Philippe Voyer a déjà participé à ce type de combat avec des créations beaucoup plus petites, d’environ une à trois livres. Lorsqu’il a su que l’émission serait diffusée en 2020 sur les ondes de Discovery Channel, il n’a pas hésité à tenter sa chance. «J’aime que le robot à construire soit plus gros, ça demande de l’ingénierie pour optimiser sa résistance. La robotique à l’intérieur, ce sont des pièces de grosses voitures téléguidées. J’ai hâte de voir comment il va se conduire. Ce sera ma première expérience avec un robot de cette dimension. J’ai prévu différents styles de configuration selon le type d’adversaire que j’affronterai. Il faut que ma construction soit modulaire pour s’adapter à nos opposants», ajoute-t-il.

En participant à cette émission, Philippe Voyer veut inspirer d’autres passionnés de la robotique comme lui à tenter leur chance et à se lancer dans l’arène. Il souhaite aussi que la région puisse à moyen terme accueillir de telles compétitions et faire grandir la popularité de ces combats au Québec.  Il est possible d’appuyer Philippe Voyer dans son projet en donnant à sa campagne de financement GoFundMe au gofundme.com/f/help-build-this-250lb-glasscannon-battle-robot. L’équipe de Philippe Voyer, Team Oui oui, comprend aussi Sean Lamothe et Luke Faulkingham.

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