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2 février 2020 - 06:51

Au Témiscouata, tout a été mis en œuvre pour assurer la sécurité des motoneigistes

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le Témiscouata compte plusieurs lacs et rivières sur son territoire. À la suite de la mort tragique d’un motoneigiste guide et la noyade de cinq touristes français dans les eaux de la rivière La Grande Décharge au Lac-Saint-Jean, Info Dimanche a rencontré le président du Club de motoneige du Témiscouata, Jean-Eudes Bouchard, qui a mentionné que tout a été mis en œuvre pour assurer la sécurité des motoneigistes dans les sentiers.

«C’est malheureux», a lancé M. Bouchard à propos de la tragédie du Lac-Saint-Jean. «Le Club de motoneige du Témiscouata entretient 268 kilomètres de sentiers et à aucun endroit les motoneigistes doivent passer sur la glace d’un plan d’eau. Où il y a des rivières, nous avons construit des ponts», a-t-il noté.

En fait, deux traverses balisées sont encore existantes sur des lacs. Il y a celle que des motoneigistes peuvent emprunter sur le lac Témiscouata entre Saint-Juste-du-Lac et le quartier Notre-Dame-du-Lac à Témiscouata-sur-le-Lac, une traverse mise en place par les autorités municipales principalement pour les automobilistes. Sur le lac Pohénégamook, on note un autre passage balisé permettant aux motoneigistes d’accéder à une station d’essence. Ce dernier est sous la responsabilité d’un autre club. Notons qu’il existe quatre clubs de motoneigistes au Témiscouata, celui du président Bouchard dans l’axe du sentier 85 (piste cyclable Petit Témis), deux dans le secteur ouest du territoire et un à l’est.

«Sur le lac Témiscouata, la traverse balisée est opérationnelle quand il y a un minimum de 12 pouces de glace pour permettre le passage des véhicules. Pour les motoneiges, ça prend 5 à 6 pouces pour être sécuritaire», a mentionné le président du Club de motoneige. Selon lui, les touristes de passage au Témiscouata et dans tout le Bas-Saint-Laurent utilisent les sentiers balisés et entretenus par les différents clubs.

On note cependant plusieurs motoneigistes qui possèdent des machines pour circuler hors piste, là où il n’y a pas de sentier. «Ils doivent faire attention, aller seulement où c’est sécuritaire. On voit beaucoup de traces près des lignes électriques d’Hydro-Québec», a-t-il noté. Concernant ces motoneigistes qui vont hors sentier, Jean-Eudes Boucher leur demandent de ne pas circuler dans les champs des agriculteurs ou dans de jeunes plantations d’arbres. «Ce sont des terrains privés et leurs propriétaires peuvent décider de nous retirer des droits de passage pour nos sentiers. C’est fragile les droits de passage», a-t-il expliqué.

Le Club de motoneige du Témiscouata compte 425 membres et entretient 268 kilomètres de sentiers avec trois machines (quatre chauffeurs). La présente saison a débuté le 13 novembre pour deux semaines suivies d’une interruption de deux semaines en raison de la pluie. Au Bas-Saint-Laurent, il y a 1800 kilomètres de sentiers bien entretenus, par 16 clubs, et sécuritaires. Cinq circuits touristiques sont offerts : Kamouraska (197 km), Monts Notre-Dame (375 km), Témiscouata (232 km), le Raid du Saint-Laurent (754 km) et le Tour du Bas-Saint-Laurent – Gaspésie (1691 km).

CONSEILS DE SÉCURITÉ

La Sûreté du Québec a rappelé aux motoneigistes quelques conseils de sécurité :

• circuler sur les sentiers balisés et éviter les plans d’eau;

• éviter de partir seul en randonnée et avertir un proche de l’itinéraire prévu;

• être particulièrement vigilant à la croisée d’un chemin public;

• garder la droite en tout temps;

• respecter la signalisation;

• ajuster la vitesse de votre randonnée en fonction des conditions des sentiers.

• Se munir d’une trousse de survie.

Notons que la circulation en motoneige est interdite sur les chemins publics sauf en cas d’exception, notamment pour traverser un chemin à l’endroit prévu par une signalisation. Les motoneigistes sont soumis aux mêmes lois que les automobilistes en ce qui concerne la capacité de conduite affaiblie par la drogue, l’alcool ou une combinaison des deux.

À la suite de la tragédie du Lac-Saint-Jean, le gouvernement du Québec a annoncé le 23 janvier son intention de rendre obligatoire la formation des guides pour véhicules hors-route et des touristes qui en font la location auprès d’une entreprise.

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