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10 novembre 2019 - 13:12

Un automne sous le signe de la conservation des chauves-souris

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Le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL) a mené cet automne plusieurs rencontres sur la situation des chauves-souris et sur les bonnes pratiques favorisant la conservation de ces petits mammifères.

Les séances d’information ont été organisées pour les acteurs des milieux agricole et forestier dans le cadre du projet «Information et sensibilisation pour le rétablissement des chauves-souris au Bas-Saint-Laurent», financé par l’Équipe de rétablissement des chauves-souris du Québec.

L’idée de monter un projet de conservation des chauves-souris ne date pas d’hier au CREBSL, vu l’urgence d’agir pour les protéger. En effet, depuis 2010, les espèces de chauves-souris résidentes (non migratrices) sont infectées par un champignon responsable du syndrome du museau blanc (SMB). Cette infection aurait entraîné la disparition de plus de 6 millions d’individus en l’espace d’une décennie. Sorties de leur hibernation par les effets du syndrome, plusieurs chauves-souris infectées épuisent leurs réserves de graisse pendant l’hiver et finissent par mourir de faim avant le retour des insectes, leur diète principale.

Depuis 2014, la petite chauve-souris brune, la chauve-souris nordique et lapipistrelle de l’Est sont désignées «en voie de disparition» par la Loi canadienne sur les espèces en péril  en raison du taux de mortalité sans précédent imputé au SMB.

Pourquoi conserver les chauves-souris?

Les chauves-souris sont un élément irremplaçable de la biodiversité. Elles agissent littéralement comme des «insecticides naturels», car elles sont le principal prédateur des insectes nocturnes. Ainsi, le déclin des populations de chauves-souris causé par le SMB en Amérique du Nord pourrait avoir entraîné des pertes agricoles estimées à plus de 3,7 milliards de dollars par année (Boyles et al., 2011). Conserver les chauves-souris permet aussi de diminuer l’utilisation des pesticides en agriculture.

Outre le SMB, ces petits mammifères à la réputation peu enviable subissent parfois l’intolérance humaine. Les séances d’information sont l’occasion de défaire bien des mythes sur les chauves-souris et d’acquérir des connaissances sur la cohabitation avec elles. Pour les intervenants forestiers et agricoles, les séances permettent aussi d’améliorer leurs notions sur les bonnes pratiques en matière de conservation des chauves-souris.

Les présentations se poursuivent tout l’automne et le projet se termine à l’hiver 2020. Une fiche d’information et une présentation ont été préparées dans le cadre de ce projet et sont accessibles à tous. Les informations sur ce projet et les autres initiatives du CREBSL sont disponibles au www.crebsl.com.

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1 réactionsCommentaire(s)

  • Excellente initiative non seulement pour le milieu agricole mais également urbain.

    De mémoire l'émission La semaine verte, diffusée sur Radio-Canada a traité de ce sujet à quelques occasions. Souhaitons-nous la rediffusion.

    J'ignore le nom de votre député fédéral ainsi que celui au provincial mais j'ose croire qu'ils vous appuient déjà de manière plus que simplement symbolique.

    Septuagénaire de Québec - 2019-11-10 15:35