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8 octobre 2019 - 13:30 | Mis à jour : 13:31

La téléphonie cellulaire et internet haute vitesse : au cœur du débat des candidats au Témiscouata

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le 7 octobre en soirée lors d’un débat organisé par la Chambre de commerce du Témiscouata à l’auditorium de l’École secondaire de Cabano, cinq candidats de l’élection fédérale dans Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques ont présenté des éléments du programme de leur parti et répondu aux questions de citoyens. L’élément qui est ressorti davantage : la téléphonie cellulaire et internet haute vitesse.

Guy Caron du NPD (député sortant), Chantal Pilon du Parti libéral, Nancy Brassard-Fortin du Parti conservateur, Maxime Blanchette-Joncas du Bloc québécois et Jocelyn Rioux du Parti vert ont tous reconnu que la MRC de Témiscouata est très mal desservie au niveau de la téléphonie cellulaire. D’ailleurs, Guylaine Sirois, préfet, était présente pour demander aux candidats comment ils pourraient améliorer cette situation. «Qui, quand et quoi?», a-t-elle lancé.

En réponse à cette question, M. Caron propose de mettre en place une agence d’investissement gouvernementale d’ici trois ans qui déciderait des projets à financer. Mme Pilon a rappelé qu’un programme est en place (200 M$ du fédéral et 200 M$ du provincial) pour permettre de brancher davantage des régions mais qu’il existe une problématique au niveau de certains fournisseurs. Mme Brassard-Fortin suggère de prendre de l’argent destiné aux grandes villes canadiennes pour le consacrer au développement du réseau dans les régions. M. Blanchette-Joncas soutient la création d’un CRTC québécois et demande des exigences supplémentaires lors des enchères du spectre (ensemble des ondes électromagnétiques classées par ordre croissant de fréquence) qui sera offert en 2020. M. Rioux suggère d’obliger les entreprises qui fournissent le service à installer des tours.

Le candidat du Bloc québécois a pour sa part noté que le Témiscouata a besoin d’un investissement de 10 M$ pour rendre la téléphonie cellulaire accessible sur l’ensemble du territoire de cette MRC et 20 M$ pour le réseau internet haute vitesse. Tous les candidats admettent que la tâche ne sera pas facile et que les grands fournisseurs de ces services pensent d’abord à rentabiliser leur investissement. L’implication financière du gouvernement est donc nécessaire.

AUTRES SUJETS

C’est sans surprise que la candidate du Parti conservateur, Nancy Brassard-Fortin, a défendu le projet de corridor énergétique (incluant un pipeline) qui traverserait le Québec. Les quatre autres candidats se sont prononcés en désaccord avec ce projet, Chantal Pilon du Parti libéral mentionnant même qu’elle démissionnerait si son parti appuyait ce projet. Mme Brassard-Fortin a souligné que le Parti conservateur appuierait le prolongement de l’autoroute 20 de Trois-Pistoles à Bic. Mme Pilon a indiqué qu’un gouvernement libéral ferait de même. Celle-ci a également noté qu’elle se battra pour la décentralisation des emplois fédéraux.

Concernant la pénurie de main-d’œuvre, les candidats y sont allés de leurs suggestions pour garder les retraités plus longtemps sur le marché du travail et ont proposé des incitatifs pour attirer des immigrants en région. Jocelyn Rioux du Parti vert a demandé que l’on hausse le salaire minimum à 15 $ l’heure et que Poste Canada se dote d’une flotte de véhicules électriques.

Guy Caron du NPD a rappelé qu’il avait déposé dans le dernier mandat un projet de loi pour ne pas pénaliser les propriétaires de petites entreprises qui veulent les vendre à leurs enfants. Il a également mentionné que le programme d’assurance-emploi doit être amélioré pour combattre le trou noir (sans revenus) des travailleurs saisonniers.

Maxime Blanchette-Joncas du Bloc québécois a souligné que le gouvernement devrait augmenter la pension de sécurité de la vieillesse et aussi de revoir le programme d’assurance-emploi pour mettre plus d’argent dans les poches des gens. Il a soutenu que le Bloc québécois était le parti politique qui avait la meilleure compréhension des régions et qu’il défendra la gestion de l’offre pour les agriculteurs.

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