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22 septembre 2019 - 13:47

Médecine familiale au Bas-Saint-Laurent : des améliorations, mais un équilibre fragile

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) rappelle le grand chemin parcouru depuis 2014 dans l’accès aux médecins de famille. Alors que 67 % de la population québécoise était prise en charge par un médecin de famille en 2014, cette proportion atteint aujourd’hui 81 %.

On parle en tout de 1 150 000 Québécois de plus qui ont maintenant un médecin de famille, et ce nombre ne cesse d’augmenter malgré une pénurie d’effectifs toujours évaluée à plusieurs centaines de médecins omnipraticiens dans l’ensemble de la province.  

«Si le pouvoir politique n’avait pas, entre 2014 et 2018, à la fois découragé la relève médicale à faire le choix de la médecine familiale (plus de 200 postes de résidents en médecine familiale sont demeurés vacants durant ces quatre années au Québec) et poussé de nombreux médecins d’expérience à la retraite, la cible provinciale de 85 % de prise en charge serait probablement déjà atteinte. C’est un constat qui fait mal, mais qui est difficilement contestable quand on sait que le Québec, au tournant des années 2000, comptait un nombre équivalent de médecins de famille et de médecins spécialistes, alors qu’aujourd’hui la province compte 1000 spécialistes de plus, un fait unique au Canada. Nous espérons que ces années sombres sont maintenant derrière nous pour de bon», a affirmé le Dr Louis Godin, président de la FMOQ, lors de son passage dans la région dans le cadre de l’assemblée générale de l’Association des médecins omnipraticiens du Bas-Saint-Laurent.

Sur les plans de l’accès et de la pénurie d’effectifs, le Bas-Saint-Laurent s’en tire relativement bien. Dans la région, c’est tout près de 90 % de la population qui est prise en charge par un médecin de famille et on parle d’une pénurie d’effectifs qui y est évaluée à encore quelques médecins.  En raison notamment de l’implication importante des médecins de famille de la région dans les soins offerts en milieu hospitalier, l’équilibre entre la demande de soins et la capacité d’y répondre demeure fragile, et ce, autant en établissement qu’en première ligne.

«Les médecins de famille du Québec ont répondu présents comme jamais au cours des dernières années en réussissant le tour de force de prendre en charge 1,1 million de patients supplémentaires tout en consacrant toujours près de 40 % de leur charge de travail à prodiguer des soins en milieu hospitalier, un autre fait unique au Canada. Ils entendent poursuivre dans cette voie, mais ils ont besoin de soutien pour y arriver.  Voilà pourquoi une contribution plus grande de nos collègues spécialistes en milieu hospitalier, l’ajout d’autres professionnels, notamment d’infirmières, dans les cliniques médicales, un soutien administratif adéquat en établissement et un accès simplifié et amélioré aux consultations spécialisées et aux plateaux techniques seraient plus que jamais de mise afin d’assurer la pérennité de la qualité des soins médicaux dans la région», a conclu le Dr Godin.

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