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24 août 2019 - 13:04

Le sirop coule à flots chez Decacer

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Véritable fleuron témiscouatain, l’entreprise Decacer continue sa croissance avec notamment l’ajout d’une nouvelle équipe de soir de 15 personnes qui portera à 57 son total d’employés à Dégelis. «Cette ligne de production de sirop nous permettra d’augmenter de 15 à 20 % notre production», note Eliott Levasseur, directeur général de Decacer et du groupe Maple Treat Corporation.

Decacer opère le jour dans son usine de Dégelis cinq lignes de production, trois pour le sirop et deux pour le sucre. «Nous pensons réussir à monter le quart de travail de soir sur une ligne de production de sirop pour le 2 septembre prochain. J’ai été surpris du nombre de CV reçus et de la qualité des travailleurs. Ce sont pour la plupart des gens du KRTB et quelques personnes de l’extérieur qui veulent venir en région», précise le directeur général.

En janvier dernier, Decacer a loué avec option d’achat un entrepôt dans le parc industriel de Dégelis. «Nous y avons reçu du sirop de la récolte de 2019, soit plus de 20 000 barils. Nous en faisons sur place le classement et l’entreposage. Ce sirop sert à alimenter nos usines de Dégelis et de Granby», explique M. Levasseur.

UNE USINE PERFORMANTE

Rappelons qu’en novembre 2017, Rogers Sugar, bien connu pour le sucre Lantic par l’entremise de sa filiale Maple Treat, a acheté l’entreprise Decacer, une transaction qui s’élevait à 40 M$. «Quand j’ai vendu, je me suis assuré que Decacer demeurerait à Dégelis, l’usine la plus performante du groupe», souligne M. Levasseur. Maple Treat opère quatre usines dont une aux États-Unis.

À Dégelis, l’entreprise a investi deux millions de dollars depuis octobre 2018. Elle a notamment robotisé davantage, ajouté une ligne de production et amélioré la productivité dans son ensemble. En tout, le groupe Maple Treat transforme près de 50 % de la récolte de sirop d’érable du Québec, de 14 à 15 millions de livres. L’entreprise exporte dans 56 pays, soit environ 80 % de ses ventes, l’autre tranche de 20 % étant distribuée dans tout le Canada.

Au Québec, le groupe s’approvisionne auprès de 1200 producteurs acéricoles. «Il y a encore du potentiel de développement. Un enjeu, c’est de garder la qualité du sirop, c’est important pour les acériculteurs, pour nous et pour le consommateur. L’érable est un marché très compétitif, les Américains sont d’ailleurs très agressifs et développent à grande vitesse», souligne le directeur général de Decacer.

LES DÉBUTS

Eliott Levasseur nous raconte avec plaisir les débuts de Decacer au Témiscouata. «Nous avons débuté à Dégelis en 2003 afin de se rapprocher des producteurs acéricoles. Nous avions alors une dizaine d’employés et un contrat de service avec la Fédération pour conditionner, pasteuriser et entreposer du sirop d’érable. En 2006, l’entreprise a commencé à produire du sucre d’érable en flocons. En 2007, nous avons fermé à Saint-Antoine-de-Tilly et rapatrié la ligne de production ici et débuté l’embouteillage à Dégelis», rappelle-t-il. «Même si Decacer a été acquise par une grande société, on a toujours une préoccupation locale et régionale», conclut M. Levasseur.

 

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