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17 mai 2019 - 06:02

Festival du Bon Plant : le cannabis thérapeutique et le chanvre à l’honneur

Après le succès de sa première présentation, le Festival du Bon Plant sera de retour à la fin du mois de juin à Trois-Pistoles pour continuer sa mission centrée sur l’information, la conscientisation et la science entourant le cannabis.

Du 28 au 30 juin, les festivaliers pourront en apprendre davantage sur les propriétés médicinales et environnementales du cannabis. Pour Mikael Rioux, fondateur de l’évènement, «les patients qui bénéficient du cannabis pour un usage médical doivent être priorisés et cesser d’être mis à l’index par les autorités et le corps médical. De plus, en ces temps de crise environnementale, il est temps de mettre de l’avant les possibilités exceptionnelles du chanvre qui permettent à l’humain de se nourrir, de se loger, de se vêtir et de se soigner à partir d’une même plante qui pousse presque partout sur notre planète!». Avec ses conférences, ses ateliers, ses kiosques d’informations et son offre culturelle, le festival offre au public une foule d’occasions d’apprendre et de se divertir pendant toute la fin de semaine.

Le gouvernement avait promis d’accompagner la transition vers la légalisation par une campagne d’éducation auprès de la population. Les organisateurs du Festival du Bon Plant estiment que les gouvernements, tant provincial que fédéral, ont échoué face à cette mission. Ils croient également que le projet de loi 2 proposé par le gouvernement provincial est trop restrictif. Le cannabis est toujours tabou dans notre société, ce qui nuit grandement à la circulation d’informations pertinentes nécessaires à l’éducation du public. Des travailleurs de rue de la région seront présents tout au long du festival, de même que l’équipe du GRIP (Groupe de recherche en intervention psychosociale) qui y tiendra une conférence et un kiosque.

Pour Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’Université de Montréal et spécialiste en dépendance et toxicomanie, «il n’y a aucune raison logique ni scientifique pour avoir plein de festivals de bière et pas de festival du cannabis. C’est toujours ce deux poids deux mesures lorsqu’on compare le cannabis à l’alcool». Présent lors de la première édition, M. Fallu sera de retour cette année à titre de conférencier pour dresser un bilan de la légalisation et les tendances qui s’en dégagent en matière de santé publique. 

Le Festival revient avec ses revendications de l’an passé qui s’adressent aux deux paliers gouvernementaux, soit d’autoriser, comme c’est le cas presque partout au Canada, la possibilité de faire pousser son propre cannabis à la maison et d’assouplir la règlementation pour les micro-productions, afin de favoriser une plus grande diversité de producteurs et éviter la création d’un cartel de géants. Tous les détails de la programmation seront dévoilés lors d’une conférence de presse à la fin du mois de mai en même temps que la mise en vente des billets.

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