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27 février 2019 - 06:02

Congédiée, l’ex-directrice générale de Saint-Simon de Rimouski porte plainte

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

L’ancienne directrice générale et secrétaire-trésorière de la Municipalité de Saint-Simon de Rimouski, Mylène Boucher a porté plainte au Tribunal administratif du travail le 29 janvier contre son ancien employeur en vertu du Code municipal du Québec. Elle estime que «cette destitution est illégale, discriminatoire et abusive».

La Municipalité de Saint-Simon a résilié son contrat lors de l’assemblée du conseil municipal du 14 janvier. Mme Boucher demande qu’il soit ordonné à son employeur de la réintégrer ou de la replacer dans son emploi, d’annuler la résiliation de son contrat, de cesser d’exercer des mesures discriminatoires et de verser une pleine compensation des pertes subies et de rétablir tous «ses droits et privilèges».

Mylène Boucher était à l’emploi de la Municipalité de Saint-Simon dans ces fonctions depuis le 27 février 2017. La résolution adoptée par le conseil municipal précise qu’un avis de 30 jours a été remis à Mme Boucher l’informant que la Municipalité avait l’intention de résilier son contrat lors de l’assemblée du conseil municipal du 14 janvier. Selon les informations obtenues par Ici Radio-Canada Bas-Saint-Laurent, l’intimée était en congé de maladie depuis plus d’un an au moment de son congédiement.

Le préavis informait également l’intimée que la Municipalité lui offrait la possibilité d’être entendue par le conseil lors de sa réunion de travail du 9 janvier, où elle ne s’est pas présentée. La résolution ne précise pas les raisons de la résiliation du contrat. Elle a été appuyée par les conseillers, à l’exception d’un, Pierre M. Barre, qui s’est abstenu en invoquant un conflit d’intérêt.

Ce n’est pas la première fois que le conseil municipal de Saint-Simon-de-Rimouski montre la porte à des employés municipaux. En mars 2018, le commissaire aux plaintes a souligné que lors du congédiement d’une secrétaire-trésorière adjointe et l’embauche d’une remplaçante, le traitement de la plainte déposée avait démontré des lacunes de compréhension des pouvoirs du directeur général et du maire.

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