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16 octobre 2015 - 10:55 | Mis à jour : 14:19

Les infirmières de la FIQ augmentent la pression

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Rivière-du-Loup – La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), dont fait partie le personnel du CISSS de Rivière-du-Loup, tiendra un vote référendaire le 20 octobre afin de déterminer si elle participera ou non à trois journées de grève rotative, en marge des négociations provinciales de leurs conditions de travail.

L’urgence de Rivière-du-Loup ne sera pas touchée directement par ces mesures, puisque le personnel de la santé est dans l’obligation de délivrer les services essentiels, selon la Commision des relations de travail. «Il faudra attendre les résultats du vote, nous n’avons pas encore les dates, mais ce ne seront pas tous les professionnels du Québec qui seront en grève en même temps», a précisé Édith Samson, porte-parole de la FIQ du Bas-Saint-Laurent.

MOYENS DE PRESSION

Pour le moment, le plan de mobilisation du syndicat comprend entre autres l’arrêt de la compilation des statistiques des patients, sauf en ce qui concerne les vaccins, des interventions téléphoniques et par courriel aux cadres supérieurs, et une dérogation au code vestimentaire. Certains employés de la région du Kamouraska se sont d’ailleurs présentés au travail en pyjama.

Des membres pourront également porter visiblement un bandana afin de signifier qu’ils sont en négociation. «On souhaite être une organisation de proximité, et présentement, on s’éloigne de ça», a déclaré la porte-parole de la FIQ du Bas-Saint-Laurent, Édith Samson. Elle craint par ailleurs que cela touche les patients à moyen et long terme.

REVENDICATIONS

Les membres de la FIQ souhaitent obtenir un ratio de patients par professionnel respectable afin que les patients puissent recevoir les soins de manière convenable. «C’est difficile de donner un nombre, cela dépend toujours du département sur lequel on se trouve, mais nous voulons avoir le temps de soigner», a précisé Édith Samson.

Les journées de plus de huit heures de travail comprenant un temps supplémentaire obligatoire doivent être payées à temps et demi, estime la FIQ. Le gouvernement propose de retirer ce temps supplémentaire, et de le rémunérer à taux simple, même pour 16h de travail en continu. 

Édith Samson estime que la population n’est pas gagnante dans cette situation, et que les décisions prises par le gouvernement rendent le réseau de la santé vulnérable. Cette dernière souligne au passage qu’aucune journée de grève n’est prévue pour le moment et que la FIQ est toujours en négociation avec le comité patronal.

Une première journée de grève rotative prévue le 27 octobre par le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ) touche principalement les professionnels de la santé à Mont-Joli et Matane.

FIQ

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ représente plus de 66 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires œuvrant dans les établissements publics québécois.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Les infirmières sont les personnes les plus proches des malades, alors que Gaétan Barrette est plus proche de son budget. Il devrait accorder encore plus de pouvoir aux infirmières.

    Lorsque ces dernières travaillent dans le grand Nord où les médecins ne vont pas, le ministre de la Santé leur accorde plus de responsabilité, pourquoi ce ne serait pas de même alors qu'elles sont dans un environnement de médecins.

    Les économies, ça se fait intelligemment et les femmes n'en manquent pas il suffit de regarder les bancs des CEGEP et des Universités.

    André Mainguy - 2015-10-16 18:49