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25 juin 2015 - 14:45

Des producteurs agricoles inquiets

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Rivière-du-Loup – La Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent, les Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent et la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) font front commun depuis le 22 juin afin de convaincre le premier ministre Stephen Harper de préserver intégralement la gestion de l’offre dans la négociation de libre-échange du Partenariat transpacifique.

Pour Pascal Hudon, président de la FRAQ, il est question de défendre les fermes familiales. «Mon grand-père s’est battu pour avoir un système de gestion qui marche. L’exemple de mise en marché des produits agricoles fonctionne, il ne faut pas ouvrir de brèche dans la gestion de l’offre», a-t-il fait valoir.

L’inquiétude des producteurs de lait, d’œufs et de volaille s’est accentuée lorsque le premier ministre Harper a annoncé avoir à faire des «choix difficiles» à propos des négociations du Partenariat transpacifique. Le front commun affirme ne pas être contre le libre-échange, mais s’oppose plutôt à des négociations dans le secteur de la gestion de l’offre. «On comprend l’importance des ententes pour le secteur des viandes», a souligné Pascal Hudon.

GESTION DE L’OFFRE

«La gestion de l’offre telle que présentée maintenant permet aux agriculteurs de compter sur un environnement d’affaires stable, qui couvre leurs coûts de production», a expliqué Marie-Christine Coulombe, productrice d’œufs d’Amqui. Ouvrir le marché aux entreprises étrangères empêcherait, selon elle, la création d’entreprises locales. «La vitalité économique de nos régions dépend de ce système».

Les trois piliers de la gestion de l’offre reposent sur la planification de la production en fonction de la demande des consommateurs canadiens, la négociation du prix de production en fonction coût de production et le contrôle des importations pour ajuster l’offre et la demande.

«Quand on a une recette qui fonctionne bien, pourquoi la changer ? C’est dommage que l’on doive toujours se battre pour conserver nos acquis, l’agriculture c’est important pour tout le monde et le gouvernement devra réagir à nos demandes», a martelé Gilbert Marquis, président de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent.

Une campagne d’affichage sous le thème «Forts et unis pour la gestion de l’offre» a été lancée par la même occasion. Il est possible d’en savoir plus en visitant le www.fortsetunis.ca.

Selon les estimations de 2011 du Profil régional de l’industrie bioalimentaire au Québec, l’ensemble de l’industrie agroalimentaire procure 18% des emplois régionaux. L’agriculture occupe 36% du PIB de la région. Au Bas-Saint-Laurent, 680 entreprises sont touchées par la gestion de l’offre, ce qui représente environ 4 500 emplois.

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