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13 mai 2015 - 08:56

60 groupes réclament la fermeture du dossier Énergie Est à l’ONÉ

Rivière-du-Loup – Plus de 60 groupes groupes et organisations d’à travers le Canada appellent l’Office national de l’énergie (ONÉ) à fermer la demande de TransCanada relative au projet de pipeline Énergie Est et exigent que le dossier demeure fermé jusqu’à ce que le processus réglementaire fédéral soit rectifié.
 
Les groupes, dont des organisations environnementales, citoyennes, artistiques et juridiques, ont fait part de cette requête en envoyant une lettre officielle à Peter Watson, président de l’ONÉ, l’appelant à ne pas examiner la nouvelle demande de TransCanada, dont le dépôt est prévu début automne, tant que le processus d’évaluation de l’ONÉ n’a pas été révisé.

L’ONÉ continue d’examiner les nouvelles données envoyées par TransCanada malgré le fait que la demande de la pétrolière n’est ni pertinente ni actualisée. L’ONÉ a récemment accordé à TransCanada un délai jusqu’au 20 mai pour justifier la poursuite de l’évaluation de la demande avant que TransCanada ne soumette ses nouveaux documents au dernier trimestre de 2015.
 
« La demande de TransCanada relative à son projet Énergie Est a été un fiasco total, et pourtant elle a été acceptée et approuvée par l’Office national de l’énergie, dit Patrick Bonin de Greenpeace Canada. C’est tout le système réglementaire fédéral qui doit être réformé s’il veut restaurer sa crédibilité et la confiance des Canadiennes et des Canadiens. »
 
Tandis que TransCanada reporte de deux ans son projet Énergie Est afin de trouver un nouvel endroit pour construire un terminal pétrolier en remplacement de Cacouna, de nombreux problèmes concernant le processus réglementaire ont vu le jour. Les Premières Nations affirment que le processus de consultation est inadéquat. Seules les personnes que l’ONÉ considère comme « directement touchées » sont autorisées à donner leur opinion, et ce, selon une liste de sujets prédéterminés.

Les Canadiens, eux, revendiquent que l’examen de l’ONÉ sur le pipeline tienne compte des changements climatiques (l’ONÉ a reçu plus de 100 000 lettres à ce sujet jusqu’à présent). De plus, les itinéraires que devraient emprunter les pétroliers d’Énergie Est demeurent inconnus, et de nombreux Québécois n’ont toujours pas accès à l’information sur le projet de pipeline puisque le document de 30 000 pages n’a pas été diffusé sur le site en français de l’ONÉ.
 
« Ce qui est étrange, c’est que l’Office national de l’énergie a permis aux personnes qui souhaitaient donner leur opinion sur le projet de s’inscrire avant même que le processus de demande de TransCanada ne soit terminé, sans égard aux dizaines de milliers de Canadiens qui considèrent que les changements climatiques sont un aspect essentiel pour déterminer si ces projets sont d’intérêt national », lance Steven Guilbeault, d’Équiterre.
 
S’il était construit, le pipeline Énergie Est serait le plus long pipeline sans interruption en Amérique du Nord. Il transporterait du pétrole brut depuis l’Alberta et la Sasketchewan jusqu’aux Maritimes, en passant à travers l’Ontario et le Québec.

 

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