Publicité

1 février 2014 - 17:08

Tous présents en support à la population de L'Isle-Verte

Cathy Gagnon

Par Cathy Gagnon, journaliste

Isle-Verte – Le 1er février à l'église de L'Isle-Verte, de nombreux dignitaires, élus et personnalités se sont joints aux citoyens et aux familles lors de cette cérémonie commémorative pour les victimes de l'incendie de la Résidence du Havre.

Dès 10 h les personnes qui arrivaient près du parvis de l'église se faisaient accueillir par les journalistes qui s'y étaient massés, comme cette dame, Marie Caron, originaire de Drummondville. Elle y est venue rendre hommage à sa tante, Jacqueline Caron, décédée dans l'incendie. « Notre famille est originaire de Saint-Paul-de-la-Croix. Notre tante n'a pas eu d'enfants mais elle aidait tous les membres de la famille. Je la considère comme ma deuxième mère. C'était très important pour nous d'être ici », a exprimé Mme Caron.

HARPER ET MAROIS

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a fait une courte allocution à sa sortie de l’église. « Je pense que cette tragédie touche tout le monde puisque nous avons tous, ou tous eu, des parents ou des grands-parents vulnérables », rappelle-t-il simplement.

Quant à elle, la première ministre du Québec, Pauline Marois, déclarait : « J'espère que les gens retrouveront la paix. » Elle affirmait être venue à L'Isle-Verte en solidarité avec la communauté et se recueillir avec elle. « Prenez soins des gens qui restent », enjoignait-elle.

Même le gouverneur général David Johnston était présent, prenant parole pour saluer le travail des intervenants et souligner à son tour la grande solidarité qui règne dans cette communauté.

URSULE THÉRIAULT

À ceux qui se demande si c'était vraiment nécessaire qu'autant de dignitaires se présentent à cette cérémonie, la mairesse Ursule Thériault amène une réponse des plus significatives :  « Leur présence était importante puisque les citoyens peuvent se dire que nous aussi, en région, on compte. » Elle se dit extrêmement fière de sa communauté.

Mme Thériault ajoute : « C'est une cérémonie qui a fait du bien. Je l'ai vécue avec sérénité. Ça permet de se brancher avec les gens. Cette cérémonie marque une étape. Je peux affirmer que ‘’l'après’’ se prépare déjà. »

ILS ONT PRIS LA PAROLE

Tous présents en support à la communauté de L'Isle-Verte, des députés et des chefs de partis ont pris la parole avant la cérémonie. Touchés profondément par les événements, les députés François Lapointe et Jean D'Amour se tenaient aux côtés de leur chef respectif.

« Les gens ont besoin de se rassembler. Ça se vit étape par étape, au jour le jour. Aujourd'hui c'est une autre étape. C'est aussi l'occasion de se parler », affirme M. D'Amour. Philippe Couillard assurait qu'en cette journée, ni parti, ni politique n'importait.

Pour sa part, François Lapointe rappelait tout le travail des intervenants, présents sur place depuis le début. Le député aura eu l'occasion de faire visiter les lieux à son chef, Thomas Mulcair, qui a constaté l'ampleur de l'esprit de communauté qui règne dans la région : « On peut être très fier de cette solidarité », a conclu le chef néo-démocrate.

« Tous les politiciens se sont rassemblés ici pour indiquer qu'en tant que société, c'est extrêmement important d'appuyer, de respecter et de protéger les plus vulnérables d'entre nous, nos ainés en particulier », a déclaré Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada, avant d'entrer dans l'église. Il a ajouté que, dans les circonstances, il était important que les gens se rassemblent et trouvent du réconfort dans ce qui les entoure.

Interrogé à ce propos, Amir Khadir, de Québec solidaire, a affirmé qu'à la lumière de cette tragédie, il fallait revoir à nouveau tous les aspects entourant la sécurité des personnes à l'intérieur des résidences pour ainés, que ce soit d'augmenter le nombre de personnel de nuit ou d'exiger des gicleurs.

François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, allait dans  le même sens : « Nous n'en faisons pas assez pour nos personnes âgées. » Il terminait en rappelant : « L'heure est à la prière. »

Après la cérémonie, les gens sont sortis émus, le cœur noué. Sur certains visages, la douleur se lisait, vive. Pour d'autre, la sérénité avait pris sa place.




 

Publicité


Publicité

Commentez cet article