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43 INFODIMANCHE • LE 15 SEPTEMBRE 2021 ACTUALITÉ PROPOS RECUEILLIS PAR MARIO PELLETIER Dans l’éventualité d’un gouvernement majori- taire, comment pourrez-vous défendre et pousser les intérêts de la circonscription à la Chambre des communes? «Premièrement on ne veut pas qu’il y ait un gouvernement majoritaire. Qui mérite un gouver- nement majoritaire? Pour l’instant il n’y a per- sonne à notre avis qui a démontré qu’il mérite un gouvernement majoritaire. La circonscription de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques a été représentée par des députés bloquistes de 1993 à 2011 et il y a eu à quelques reprises des gouvernements majoritaires et on a toujours réussi au Bloc québécois à sortir notre épingle du jeu. C’est un parti qui est régionaliste, donc on s’assure de faire entendre les intérêts des régions.» Vous avez déposé de nombreux projets de loi, des pétitions, mais concrètement rien n’a abouti et pourtant c’était un gouvernement minoritaire. Que croyez-vous être en mesure de changer dans un prochain mandat? «Je souhaite que si c’est M. Trudeau qui est réélu qu’il ne déclenche pas des élections dans 18 mois. En réalité mon projet de loi devait se débattre au mois de septembre, c’est la raison pourquoi il n’a pas abouti. M. Trudeau a déclen- ché des élections en pleine pandémie, oui il y avait mon projet de loi là-dedans, il y en avait pas mal d’autres aussi. Concrètement on part pas à zéro [...] Mon projet de loi sur la pénurie de main-d’œuvre et comment aussi contrer l’exode des jeunes en région, ce projet de loi-là est déjà écrit, il suffit de le redéposer et après ça pouvoir le débattre en Chambre.» Vous avez congédié quatre membres de votre personnel à la veille des élections qui ont demandé une augmentation de salaire tout en étant l’un des députés présentant les dépen- ses les plus élevées de la Chambre, quel mes- sage cela envoie à la population? «Il y a une entente qui a été conclue avec les anciens employés afin que l’on puisse se quitter dans les meilleures conditions possibles. C’est une entente qui a été approuvée de leur part. Il y avait eu dégradation du climat de travail, c’est ce qui a fait en sorte que j’ai dû prendre des déci- sions et restructurer l’équipe. J’ai été accompa- gné là-dedans avec des professionnels des res- sources humaines de la Chambre des communes qui m’ont apporté leur soutien pour que ça se fasse dans les règles de l’art. Présentement j’ai une nouvelle équipe qui est en fonction depuis les derniers mois, donc la page est tournée. Moi je regarde vers l’avant.» Dans quel dossier les compétences du Québec sont le plus malmenées par Ottawa? «Santé, santé, santé! C’est vraiment incroya- ble, on a vu un bulldozer arriver avec la pandé- mie, un gouvernement fédéral qui profite d’une situation historique pour venir s’ingérer dans des compétences pour lesquelles il n’a aucune expertise. On voit M. Trudeau dernièrement qui souhaite engager des infirmières ou des méde- cins, lui qui ne gère aucun hôpital, M. Trudeau souhaite mettre des normes nationales dans les CHSLD, nous avons déjà des normes nationales au Québec. Ce qu’on a besoin, c’est de plus d’investissements, plus d’argent pour assurer la pérennité du système de soins de santé au Québec […] Le gouvernement du Québec veut, et l’ensemble des premiers ministres au Canada c’est assez unanime, un transfert en santé. Présentement on a 22 % de transfert, on veut augmenter ça jusqu’à 35 %, ça prend un investis- sement massif.» Comment aider concrètement l’industrie forestière et les entreprises présentes dans le Témiscouata? «Avoir une politique d’utilisation du bois. Présentement, ce qu’on remarque au gouverne- ment fédéral, pour les contrats qui sont octroyés par le gouvernement fédéral, il n’y a pas d’incita- tif pour les matériaux qui sont utilisés pour faire en sorte que le bois soit priorisé. On trouve ça assez surprenant que rien n’a été fait par rapport à ça, donc une politique d’approvisionnement publique pour favoriser l’utilisation des produits du bois. L’autre chose également que l’on veut, c’est que le gouvernement fédéral s’assure d’avoir une exemption sur les tarifs pour les exportations du bois d’œuvre québécois notam- ment du Témiscouata. Aussi il faut accroitre les budgets de recherche pour la deuxième et la troi- sième transformation du bois.» Avec la pénurie de main-d’œuvre dans le Bas- Saint-Laurent, le fédéral doit-il faciliter l’ouverture des frontières pour les travailleurs étrangers et simplifier les demandes d’immi- gration? «Il y a une demande que le gouvernement du Québec a fait, c’est de rapatrier le programme pour les travailleurs étrangers temporaires. J’ai parlé avec un employeur de la région de Rimouski dernièrement, il me disait qu’il a fait des démarches avec trois agences différentes et ça lui prendrait environ de 12 à 14 mois pour faire venir des travailleurs étrangers temporaires. La solution, il faut donner le plein contrôle de ce programme-là au gouvernement du Québec.» Dans la liste d’épicerie formulée par François Legault au gouvernement fédéral, avec quel élément êtes-vous le plus en accord? «Je pense que la loi 96, on est plus en accord. Le Bloc québécois a déposé même une motion à la Chambre des communes avant la fin de la der- nière législature pour reconnaître la nation qué- bécoise et que la seule langue officielle est le français. Et ça, ç’a été approuvé par 288 députés de la Chambre des communes, c’est historique. Plus en accord, franchement ce sont les trans- ferts en santé. Le cheval de bataille du Bloc qué- bécois depuis la dernière législature, ce sont les transferts en santé.» Quel est le principal enjeu dans la MRC des Basques? «C’est une MRC qui est très agricole, donc la protection de la gestion de l’offre. Je pense à des municipalités comme Saint-Jean-de-Dieu, qui vit essentiellement sur le plan économique des revenus agricoles, donc beaucoup de produc- teurs laitiers. Quand on ne protège pas la ges- tion de l’offre, on ne protège pas nos villages, on ne protège pas notre façon de vivre. On a un modèle agricole au Québec qui est différent de celui du Canada, très différent de celui des Américains qui est industriel, qui est super subventionné.» Quel est le principal dossier à porter dans la MRC de Témiscouata? «Main-d’œuvre et télécommunications. Pénurie de main-d’œuvre, on a un taux de chô- mage à 4,7 % aux derniers chiffres que l’on a eus en juillet, c’est inférieur à la moyenne nationale. On a une population plus vieillissante dans le Bas-Saint-Laurent, c’est ce qui fait en sorte que la pénurie de main-d’œuvre est amplifiée, il y a moins de gens disponibles sur le marché du tra- vail. Pour les télécommunications, il y a plusieurs municipalités au Témiscouata qui ont peu ou presque pas de couverture cellulaire. Le cellu- laire, c’est pas un luxe, c’est une question de sécurité et de développement, c’est un enjeu incontournable pour nous amener dans la modernité.» Quelle est la plus grande réalisation du Bloc québécois dans la circonscription? «L’Internet haute vitesse, j’en suis particulière- ment fier. Humblement, je ne suis pas le seul acteur de ce dossier-là, il y a beaucoup de gens au cours des dernières années qui ont travaillé fort. La MRC de Témiscouata a travaillé très fort là-dessus, mais on a vu la pertinence du Bloc québécois. Dans les dernières années, il y avait un gouvernement libéral majoritaire qui n’a pas fait avancer le dossier d’Internet haute vitesse considérablement, et là le Bloc québécois arrive en 2019, 32 députés, un gouvernement minori- taire, balance du pouvoir. De plus, il y avait une volonté forte à Québec pour faire avancer le branchement d’Internet haute vitesse d’ici 2022. Il faut dire que pour le gouvernement libéral, le branchement était prévu d’ici 2030, c’est quand même un bon décalage entre les deux échéan- ciers. (…) On a fait beaucoup de pressions. Pour la région du Bas-Saint-Laurent, c’est quand- même plus de 60 millions de dollars investis et près de 3 000 foyers qui vont être branchés à Internet haute vitesse d’ici 2022, pour moi c’est une victoire.» Maxime Blanchette-Joncas, candidat du Bloc québécois dans la circonscription de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2021 Le CISSS du Bas-Saint-Laurent demande aux personnes qui ont des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19, ou qui désirent obtenir des renseignements à cet effet, d’utiliser la ligne d'information téléphonique au numéro 1-877-644-4545. Les personnes infectées par la COVID-19 peuvent n'avoir que peu ou pas de symptômes. Vous ne savez peut-être pas que vous avez des symptômes de la COVID-19 car ils peuvent s’apparenter à ceux d’un rhume ou d’une grippe. Les symptômes peuvent prendre jusqu'à 14 jours pour apparaître après l'exposition à la COVID-19. Les symptômes incluent : la toux, la fièvre et des difficultés respiratoires. COVID- 1 9 : le numéro à appeler ACTUALITÉ L’Autre-Toit du KRTB, maison d’aide et d’hébergement pour femmes en difficultés et leurs enfants est ouverte 24h/24, 7 jours semaine. Ses services sont gratuits. Pour des informations ou demandes d’aide, appelez au 418-854-7160 ou S.O.S. Violence conjugale au 1-800-363-9010. N’hésitez pas à les contacter. L’Autre-Toit du KRTB

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