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18 juillet 2022 - 06:54 | Mis à jour : 11:44

La famille, au cœur des priorités de Tristan Pomerleau

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Il y a longtemps que Tristan Pomerleau parlait d’aller jouer en Europe. Si les études et le hockey professionnel ont eu le dessus ces dernières années, le moment était maintenant opportun de se lancer. Peut-être même qu’il n’y avait pas meilleur moment pour enfin réaliser cet objectif.  

L’athlète de Rivière-du-Loup s’envolera officiellement pour la Scandinavie le 27 juillet prochain. À quelques semaines du départ, il est fébrile et excité à l’idée de vivre cette nouvelle aventure. «Ça va vite, mais j’ai vraiment hâte d’y aller. Ce sera une belle expérience et je suis impatient que ça commence», a-t-il partagé en début de semaine. 

La saison dernière, Tristan Pomerleau a évolué avec les Growlers de Saint-John dans la ECHL. Il ne cache pas qu’un retour dans ce circuit professionnel – avec cette même équipe ou une autre – était une option sur la table, mais ce n’est finalement pas celle qu’il a choisie. 

Jeune papa, le hockeyeur de 26 ans a plutôt décidé de jumeler son désir de jouer en Europe à son objectif de passer davantage de temps avec sa petite famille. Deux priorités qui peuvent plus facilement cohabiter de l’autre côté de l’Atlantique.  

«On y a beaucoup réfléchi, a-t-il raconté. J'aurais pu demeurer ici, et continuer de travailler pour me faire une place dans la Ligue américaine, mais pour l'avoir vécu cette année, c'est beaucoup de voyagements et tu passes beaucoup de temps loin de ton monde, loin de ta famille.» 

«Quand l'équipe [du Danemark] a signifié sa volonté de m’offrir un contrat, on a regardé ça sérieusement et ça semblait être un bon fit pour nous. Il y a un aspect familial vraiment intéressant là-bas. Tu joues moins de matchs et tu es presque tout le temps à la maison, même quand tu joues sur la route, alors c'est vraiment bien.»

À cela s’ajoutent des conditions de vie «très intéressantes». L’athlète sera logé et une voiture lui sera fournie. Les options de voyage sont pratiquement infinies et il faut avouer que le Danemark est aussi un endroit spectaculaire en lui-même. 

«La saison se termine également assez tôt au printemps, alors ça nous donne un bel été au Québec. Tout cela a contribué à notre décision», a-t-il souligné.  

Si la famille a été au centre de sa décision, le hockey n’a pas été mis de côté pour autant. Selon ce qu’il en sait, le calibre de la ligue élite danoise est très compétitif et il est impatient d’y donner ses premiers coups de patin. Évidemment, il devra s’adapter à une plus grand glace, ainsi qu’à un jeu un peu moins physique, mais il est confiant de pouvoir tirer son épingle du jeu. 

L’organisation du Herning Blue Fox, qui évolue à quelques heures de la capitale Copenhague, est elle aussi visiblement confiante de la valeur du jeu de Pomerleau. Sur les réseaux sociaux, l’équipe s’est réjoui d’avoir signé «une puissance nord-américaine». 

«Ils ont parlé avec mon entraineur à Fredericton et ils se sont renseignés auprès d’anciens coéquipiers. Ils ont dit de belles choses à mon sujet alors ç’a peut-être facilité leur décision», a mentionné Tristan Pomerleau en riant. 

«De mon côté, j’ai quelques amis qui ont joué là-bas et ils ont beaucoup apprécié. L’équipe a aussi vraiment une réelle volonté de bien performer et de gagner, alors c’est le fun à entendre. Ça m’a aussi conforté dans ma décision.»

Malgré les hauts et les bas, Tristan Pomerleau a connu du succès à sa première année chez les professionnels en Amérique du Nord. Il souhaite maintenant que de beaux moments pour son baptême en Europe. Il est d’ailleurs prêt pour la suite, lui qui a passé les dernières semaines à l’entrainement à Québec. Il y a côtoyé plusieurs joueurs professionnels, dont Yanni Gourde du Kraken de Seattle. 

  

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