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Début des témoignages au procès d’Harold LeBel

durée 8 novembre 2022 | 17h19
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

    Les premiers témoins ont été appelés à la barre le 8 novembre lors du procès de l’ex-député de Rimouski, Harold LeBel, accusé d’agression sexuelle. Cette procédure a été précédée, lundi, de la sélection des 14 jurés au palais de justice de Rimouski.   

    D’après les informations transmises dans sa déclaration d’ouverture, la procureure de la Couronne, Me Manon Gaudreault, a affirmé que l’agression aurait été commise pendant la nuit au condo de l’accusé à Rimouski, en octobre 2017. Harold LeBel se serait alors retrouvé seul avec la présumée victime et aurait «transgressé les limites de leur amitié».  

    «La nuit sera très longue pour la victime. Vous allez comprendre pourquoi elle a choisi de faire comme si cette nuit n’avait pas existé et de balayer cela de ses souvenirs, sans succès», a affirmé Me Gaudreault en s’adressant aux jurés. Le premier témoin à être entendu est un technicien en identité judiciaire de la Sûreté du Québec, qui a montré une cinquantaine de photos de l’appartement, ainsi que des croquis et il a expliqué leur contenu au jury.

    Le deuxième témoin, la plaignante, a expliqué chronologiquement les évènements qui auraient mené à l’agression. Une ordonnance de non-publication interdit la publication de toute information qui permettrait de l'identifier.  

    La plaignante a indiqué qu’elle voyait Harold LeBel comme un mentor et un ami et qu’elle se sentait en confiance avec lui. Elle n’a jamais senti d’approche de séduction ou d’avances à son égard avant cette nuit. Elle se serait rendue à Rimouski dans le cadre de son travail avec une autre personne qui témoignera également. Elles étaient hébergées dans le logement de l'ex-député. 

    Après une discussion plus personnelle en fin de soirée au condo de l’accusé, la présumée victime a rapporté qu’Harold LeBel lui aurait mis les mains sur les cuisses et l’aurait embrassée, en l'absence de l'autre témoin, parti se coucher. La plaignante s’est levée pour se diriger vers la salle de bain. «Il s’est levé aussi et il a commencé à argumenter […] Il a approché sa main dans mon dos et a détaché mon soutien-gorge. […] Je lui ai répété que je ne voulais pas qu’il se passe quelque chose d’autre», a-t-elle relaté. 

    La présumée victime se serait réfugiée dans la salle de bain et aurait verrouillé la porte. L’accusé aurait alors tenté d’entrer et a cogné. Elle l’a décrit comme étant «très agressif». La plaignante s’est dite complètement sous le choc et elle «tremblait comme une feuille».

    La plaignante indique qu'elle serait allée se coucher sur un lit escamotable et qu'elle aurait été rejointe par Harold LeBel. Il lui aurait alors touché les fesses et l’anus pendant toute la nuit et elle était incapable de bouger. Elle «mobilisait tous ses muscles pour rester immobile», craignant sa réaction. Elle ne se rappelle pas avoir dormi cette nuit-là et l’a qualifiée «d’interminable». Des textos échangés entre la plaignante et l’accusé ont été déposés en preuve par Me Manon Gaudreault. Selon ces messages, il lui aurait écrit «Merci de m’avoir laissé te coller. C’est certain que je ne suis pas à l’aise ce matin, mais ça m’a fait beaucoup de bien.»

    Le témoignage de la plaignante se poursuivra demain à 9 h 30 au palais de justice de Rimouski. Les 14 membres du jury, 10 femmes et 4 hommes, ont été sélectionnés le 7 novembre. L’accusé a répété son intention de plaider non-coupable à l’accusation d’agression sexuelle déposée contre lui. L’ex-député de Rimouski, Harold Lebel, a été arrêté à son domicile de Rimouski le 15 décembre 2020 par la Sûreté du Québec pour une accusation d’agression sexuelle. Il a été retiré du caucus du Parti québécois pour la durée de l’enquête et du processus judiciaire. L'accusé est représenté par Me Maxime Roy. 

    » À lire aussi : Agression sexuelle : le jury sélectionné pour le procès d’Harold LeBel

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