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9 janvier 2019 - 13:53 | Mis à jour : 14:09

Décès d’un canotier sur le fleuve à Québec : Daniel Malenfant «ne savait pas nager»

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le canotier louperivois Daniel Malenfant, décédé d'hypothermie en décembre 2017 dans les eaux glacées du fleuve St-Laurent à Québec, «ne savait pas nager», selon le rapport d'investigation du coroner Jean-Marc Picard.

Cette conclusion permet aujourd'hui de comprendre pourquoi l'homme de 39 ans, un canotier d'expérience, «est demeuré près de l'embarcation» en attendant les secours après que le canot dans lequel il prenait place avec un ami et trois touristes de Calgary s'est renversé, le 13 décembre 2017.

Originaire de Rivière-du-Loup, Daniel Malenfant agissait alors comme capitaine et barreur.
À 300 mètres du rivage, lors du retour, l'équipage a été confrontée à des vents de 40 noeuds et à des vagues d'un mètre. Soudainement, deux vagues ont complètement submergé le canot. Il a rapidement sombré. 

Après l'incident, tous les occupants, à l'exception de M. Malenfant, ont été en mesure de rejoindre la terre ferme dans une «moyenne de 25 minutes». L'homme de 39 ans est de son côté resté plus de 50 minutes dans l'eau glacée. 

Dès la récupération de la victime, des manœuvres de réanimation ont été instaurées et continuées jusqu'en milieu hospitalier, où après trois heures de tentatives infructueuses, son décès a été constaté.

Le coroner confirme que le canotier est décédé d'hypothermie et qu'il s'agit d'une mort violente accidentelle. «Aucune négligence n'a été trouvée dans l'équipement du canot et dans les préparatifs des canotiers. Ceux-ci étaient tous en excellente condition physique», est-il mentionné. Il est cependant évident, selon lui, «que les conditions météorologiques et les conditions du fleuve n'étaient pas favorables à une sortie de plaisance à bord d'un canot à glace.»

Le décès de Daniel Malenfant avait secoué le monde du canot sur glace. Sur les réseaux sociaux, des amis et collègues canotiers n'avaient pas manqué de rendre hommage au disparu, le qualifiant comme un «rameur acharné, un coéquipier hors pair, un coach dévoué, un président de club impliqué, un sportif aguerri et un mentor inspirant».  

 

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