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Saint-Alexandre-de-Kamouraska exige une meilleure sécurisation de la route 289

durée 12 juin 2024 | 14h36
  • Marc-Antoine Paquin
    Par Marc-Antoine Paquin

    Journaliste

    La Municipalité de Saint-Alexandre-de-Kamouraska est à bout de patience. Elle souhaite que des changements importants soient apportés afin de sécuriser la route 289 qui la traverse en son cœur. Voilà un bon moment que le statu quo n’est plus possible, mais les choses doivent maintenant bouger rapidement, estime la mairesse Anita Ouellet-Castonguay. 

    Deux jours après qu’un accident impliquant un jeune écolier ait causé une commotion au sein de la petite communauté, Mme Ouellet-Castonguay était toujours contrariée. Le jeune homme, qui était accompagné d’une brigadière, a évité de peu un violent impact avec un véhicule. Son vélo a été complètement détruit, preuve que le pire aurait bien pu se produire.  

    «Ç’aurait pu être tragique», a reconnu le mairesse, mercredi avant-midi, dans les bureaux municipaux. «Ça ne peut plus continuer comme ça.»

    Cet événement est le troisième du genre à survenir en quelques mois au cœur de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, où les automobilistes et camionneurs sont régulièrement pris en flagrant délit de vitesse ou de distraction. L’intersection avec l’avenue de l’École est particulièrement à risque, croit-on, en raison d’une petite montée de la chaussée. 

    Sur les réseaux sociaux, des citoyens ont aussi déploré que le secteur soit dangereux depuis un bon moment. Des parents n’ont pas non plus caché leur inquiétude de laisser leurs enfants traverser ladite route, laquelle est empruntée chaque jour par des milliers d’automobilistes faisant l’aller-retour avec le Transcontinental. 

    «Ça fait des années que nous savons que c’est un danger public», soutient Mme Ouellet-Castonguay. «On a multiplié les demandes, mais on a toujours comme réponse que c’est une route numérotée, qu’on ne peut pas faire n’importe quoi.»

    Anita Ouellet-Castonguay assure que la Municipalité n’est pas restée les bras croisés pour autant au cours des dernières années. Quoi qu’en disent ses plus sévères critiques, plusieurs résolutions ont été adoptées et adressées au ministère des Transports afin de demander des changements.  

    Dans les derniers mois, la Municipalité a même travaillé sur un plan de réaménagement devant l’église. Le but? Rétrécir l’emprise de la route 289, réaménager les corridors piétonniers et sécuriser tout ce secteur névralgique. 

    «Nos plans sont faits, tout est prêt, mais ça prend de l’argent, des subventions. C’est aussi quelque chose qui doit se faire de concert avec le ministère.»

    «On a ajouté une deuxième brigadière dans le secteur de l’école, on a acheté un panneau de signalisation pour la vitesse…on est proactifs», s’est-elle défendue. 

    MESURES TEMPORAIRES, DEMANDES PERMANENTES

    Au lendemain du plus récent événement, la Municipalité a décidé de mettre en place des mesures temporaires dans le secteur afin d’assurer la sécurité des écoliers et des piétons. Jusqu’à la fin des classes, la brigade sera assurée par des travailleurs municipaux, principalement des employés des travaux publics et des membres du Service de sécurité incendie KamEst.

    Ils étaient notamment présents lors du retour à la maison, mardi en fin de journée. Ils seront aussi sur place d’ici le 21 juin avec un véhicule muni de gyrophares. S’ils remplacent la brigadière en poste, laquelle a subi un choc, ils espèrent aussi envoyer un message clair aux automobilistes. 

    «On souhaite qu’il y ait un effet punch d’ici la fin de l’année scolaire», convient Robin Laplante, directeur du SSI KamEst. 

    «Le message doit passer!», martèle la mairesse.  

    Lundi, les pompiers n’ont pas été appelés à se déplacer sur les lieux de l’accident. Robin Laplante est toutefois bien au fait de la dangerosité de certaines intersections avec la route 289, au centre de Saint-Alexandre-de-Kamouraska. 

    «Les accidents pourraient être très nombreux, a-t-il soutenu. On est dans une zone de 50, il n’y a pas de stop et c’est une traverse piétonnière pour enfants, alors ce n’est pas évident.»

    «Le risque zéro n’existe pas […] mais les usagers de la route ont une responsabilité, ils doivent être consciencieux.» 

    Une rencontre entre la Sûreté du Québec, la Municipalité de Saint-Alexandre-de-Kamouraska et le ministère des Transports du Québec est prévue dans la journée du 13 juin. Anita Ouellet-Castonguay ne cache pas qu’elle a plusieurs demandes à adresser.  

    Déjà, la Sûreté du Québec a confirmé qu’une plus grande surveillance allait être effectuée dans le secteur. Mercredi avant-midi, des travailleurs du MTQ s’affairaient à repeinturer les lignes défraichies de la traverse-piéton problématique. 

    Il s’agit d’un geste apprécié par la mairesse de Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Elle s’attend toutefois à beaucoup plus. 

     


     

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