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Projet d’une nouvelle caserne de 3,9 M$ à Saint-Honoré-de-Témiscouata

durée 7 juin 2024 | 06h57
  • Lydia Barnabé-Roy
    Par Lydia Barnabé-Roy

    Journaliste de l'Initiative de journalisme local

    La Municipalité de Saint-Honoré-de-Témiscouata travaille sur le projet de construction d’une nouvelle caserne depuis au moins un an. Évalué à 3,9 M$, le bâtiment répondra aux plus récentes normes en matière de sécurité incendie afin de protéger autant les résidents du territoire que ceux de Saint-Pierre-de-Lamy. La population y aura aussi accès afin de se l’approprier, un souhait du directeur du service, Jonathan Bérubé.

    Le désir d’une nouvelle construction est né du constat d’un manque d’espace, du mauvais état de la caserne qui ne répondait plus aux normes, et des frais de rénovation trop élevés. D’après M. Bérubé, aussi directeur des travaux publics, il était moins compliqué et moins couteux de reconstruire à neuf.

    Le présent bâtiment date des années 1950. Il a servi de garage municipal jusque dans les années 1980, avant qu’un nouveau bâtiment soit construit. À partir de ce moment, la vocation de la bâtisse a changé pour devenir la caserne de la Municipalité. 

    Dans les débuts du service incendie vers 1957, un seul camion était utilisé. Aujourd’hui, les pompiers en ont trois à leur disposition, alors que la caserne ne compte qu’une porte de garage. 

    «On est rendu ailleurs dans les normes», soutient le directeur. C’est pourquoi les plans de la nouvelle construction prévoient quatre portes, assez d’espace pour bien circuler entre les camions, et un espace de décontamination avec des laveuses, notamment. La dernière porte pourrait servir à un éventuel service de premiers répondants, étant donné l’éloignement de la municipalité et sa population vieillissante.

    La future caserne comprendra aussi une partie bureau pour le directeur et les officiers et une salle d’entrainement qui sera accessible à la population. Le deuxième étage aura une salle de formation et une salle de conférence qui pourront être louées par les citoyens. Un ascenseur sera aussi installé afin que les personnes à mobilité réduite puissent y accéder.

    «C’est comme ça qu’on veut redonner à la population, pour que les gens s’approprient la caserne», confie Jonathan Bérubé. Il désire que toute la communauté profite de ce projet majeur, reconnaissant la charge financière qui sera assumée par les citoyens.

    Le bâtiment sera situé près du garage municipal, sur le terrain du centre communautaire. Cette proximité permettra un partage des ressources entre les deux bâtisses. Le mécanicien sera aussi juste à côté afin d’effectuer des travaux sur les camions, le cas échéant.

    Selon Jonathan Bérubé, la construction d’une nouvelle caserne est une nécessité pour la survie du Service de sécurité incendie. Les projections financières estiment le cout du projet à 3 907 484,20 $, dont une part de 88 % qui proviendrait du Programme d’amélioration et 
    de construction d’infrastructures municipales (PRACIM). La portion de la Municipalité s’élèverait donc à 468 898,10 $. 

    «Il n’y a rien de coulé dans le béton. C’est certain que si on n’a pas la subvention du gouvernement, la population n’a pas la capacité de payer la caserne à ces montants-là», indique le directeur. Il est toutefois optimiste d’obtenir une confirmation du financement au début du mois de juin.

    Si le projet va de l’avant et se déroule comme prévu, M. Bérubé espère qu’un appel d’offres sera lancé à l’automne 2024 pour une livraison du bâtiment au printemps 2025.
     

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