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10 janvier 2022 - 11:07 | Mis à jour : 11:21

Encore de longs délais avant une route 293 plus sécuritaire

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Les citoyens de la MRC des Basques devront continuer de faire preuve de patience avant de pouvoir compter sur une route 293 plus sécuritaire. Les travaux de réaménagement, souhaités par les acteurs politiques régionaux depuis plusieurs années, devraient débuter en 2025, selon les visées du ministère des Transports du Québec.

Ainsi, bien qu’il fasse partie des projets ciblés par la Loi 66 concernant l’accélération de certains projets d’infrastructure, le réaménagement d’un tronçon d’environ 4 kilomètres à Notre-Dame-des-Neiges, n’est pas pour demain… ni après-demain. 

«Encore plusieurs étapes doivent être complétées, dont la sécurisation de la ligne de transport hydroélectrique, la demande d’autorisations à la Commission de protection du territoire agricole, les acquisitions immobilières et le déplacement des services publics […] », a expliqué Jean-Philippe Langlais, conseiller en communication au MTQ. 

Le ministère affirme toutefois qu’il ne reste pas les bras croisés dans ce dossier, alors que plusieurs études, dont l’une sur l’impact environnemental, ont été réalisées  jusqu’ici. Plusieurs activités préparatoires ont également été effectuées ou sont en cours afin de parvenir à la conception définitive du projet. 

«Il s’agit, entre autres, de relevés complémentaires avec le tracé retenu, d’une étude de reconnaissance des sols (pédologie), de la poursuite de la caractérisation des sols, de la mise à jour de l’inventaire de la faune et de la flore, d’études archéologiques ainsi que des études de drainage», a détaillé M. Langlais, soulignant que le dépôt des plans et devis et l’obtention des autorisations environnementales sont aussi nécessaires avant de procéder à l’appel d’offres et au début des travaux.

Rappelons que le tracé actuel, ciblé par le ministère, présente six courbes prononcées et des pentes abruptes qui ne sont plus adaptées à la circulation dans le secteur. L’objectif est de le rendre plus sécuritaire en améliorant sa géométrie et son profil longitudinal. 

Le projet de la route 293 se trouve parmi les priorités du ministère des Transports depuis quelques années déjà. Plusieurs personnes y ont perdu la vie, et que des dizaines de sorties de route y ont été répertoriées. Pourtant, il n’avance pas à la vitesse souhaitée par les élus et résidents locaux.

BERTIN DENIS EN COLÈRE 

Rejoint au sujet de cette nouvelle, le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis, ne cachait d’ailleurs pas sa frustration. Encore une fois, a-t-il dit, la région des Basques passe après d’autres. «C’est comme pour le dossier de l’Internet haute vitesse, on avait été oubliés pour ça aussi. La région des Basques, elle ne semble pas exister pour les ministères du gouvernement. Je ne sais pas trop ce qui se passe.»

Selon lui, le fait que le projet soit ciblé par la Loi 66 a créé des attentes dans la région depuis septembre 2020, alors que l’objectif de cette loi est justement de démarrer plus rapidement d’importants projets d’infrastructures et ainsi stimuler l’économie du Québec, sans pour autant alléger des procédures ou modifier les normes existantes.

«On disait que la loi 66, c’était pour participer à la relance économique post COVID. Et ça, c’est en 2025? Vraiment? C’est du grand n’importe quoi», a-t-il lancé. 

«Dire que je suis déçu actuellement, c’est une façon de rester poli», a-t-il complété, regrettant que le réaménagement de cette route fasse partie des demandes politiques régionales depuis pratiquement 30 ans. «C’est comme s’il n’y en avait pas de réelle volonté politique de faire de bout de chemin-là. C’est toujours retardé.»

Le préfet indique qu’il discutera de la possibilité, avec les membres du conseil des maires de la MRC des Basques, de déposer une résolution afin de dénoncer la situation lors de la prochaine séance prévue à la fin du mois de janvier.
 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Très décevant d'entendre ça. Je l'emprunt à tous les jours puisque je demeure à Sainte-Françoise. Ça fait au moins 20 ans que ça aurait dû être réglé. Un autre bel exemple du laxisme qui règne au Québec. Plus ont attends, plus ça va coûter cher, et plus ça coûte cher, plus ont va attendre. Pendant ce temps-là, c'est la sécurité des automobilistes qui est en cause.

    Gaétan Plourde, Sainte-Françoise - 2022-01-10 14:03