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30 septembre 2021 - 06:30 | Mis à jour : 08:22

Trouver des employés au Québec, pas si simple que ça ne le semble

Dominique Côté

Par Dominique Côté, Vidéojournaliste

René Morin, propriétaire de Hyundai Rivière-du-Loup, peinait à trouver des mécaniciens dans la région, et même dans tout le Québec, depuis quelques années. L’embauche d’un travailleur étranger aura été bénéfique pour les deux parties, selon les témoignages de ces derniers. 

Comme plusieurs entreprises de la région aux prises avec une pénurie de main d’œuvre, René Morin se retrouve à devoir chercher un nouveau mécanicien tous les six mois chez Hyundai. «Notre structure d’entreprise était tout de même solide, mais on avait toujours besoin d’aller à l’embauche», a-t-il admis. 

Vivant le même enjeu que M. Morin, ce sont des collègues de Rouyn-Noranda qui lui ont parlé d’une agence montréalaise de recrutement à l’étranger dans le domaine de la mécanique automobile. Après sa rencontre avec l’un des agents, le propriétaire de Hyundai Rivière-du-Loup a développé un certain intérêt à aller chercher à l’international. 

Lorsqu’il a fait sa demande de recrutement d’un travailleur étranger, M. Morin a dû afficher le poste disponible à travers la province afin d’être certain qu’aucun citoyen québécois soit en mesure de le combler. «Combien de CV vous pensez que j’ai reçus de travailleurs québécois ? zéro», s’est-il rappelé. À son avis, les mécaniciens déjà employés dans la région sont bien là où ils sont, alors les recherches de nouveaux travailleurs s’avèrent souvent infructueuses.

Environ huit mois auront été nécessaires avant de finalement engager Remy Mercader, un Philippin. Le fait d’embaucher un travailleur étranger a surtout permis à cette entreprise d’avoir une stabilité dans l’équipe de mécaniciens. «Avec un contrat fermé de trois ans, on va continuer à faire sa formation dans le but de le garder longtemps. Avec ça, on arrête de chercher des gens», a soutenu M. Morin.  

Selon une enquête publiée le 21 septembre dernier par Statistiques Canada sur les postes vacants au Bas-Saint-Laurent, le nombre d’emplois affichés pour la catégorie des métiers, transports, machinerie et domaines apparentés a augmenté de 35,5% depuis la fin 2020. Pour toutes professions confondues, c’est une hausse de 36% de postes vacants qui a été recensée dans la dernière année. 

 


 

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