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27 septembre 2021 - 06:59

Réconforter des malades, le choix de Monique Roy

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Monique Roy est présidente de l’Association des bénévoles du Centre hospitalier régional du Grand-Portage (CHRGP) et bénévole pour le comité d’accompagnement La Source. Réconforter des malades fait donc partie de son action bénévole. «Ça prend un grand cœur, je pense que c’est une vocation et que je suis faite pour ça», a mentionné Mme Roy à Info Dimanche.

Depuis le début de la pandémie, son emploi du temps a cependant changé. Il n’y a plus de support apporté au CHRGP par les bénévoles de l’Association. Toutefois, Monique Roy a continué ses interventions au comité d’accompagnement La Source, par des appels téléphoniques à des malades pendant plusieurs mois et des visites quand cela est possible.

«Je pense que c’est mon père qui m’a amené là alors que j’étais à son chevet. Il était anxieux et quand il est décédé il était calme. C’était ça la mort, je me suis dit que jamais je refuserais d’aller au chevet d’un malade», a raconté la dame au grand cœur.

Les bénévoles du comité d’accompagnement La Source interviennent lorsque des personnes sont en soins palliatifs dans les hôpitaux, dans les résidences pour personnes âgées ou à leur domicile. Ils accompagnent des personnes en fin de vie et leurs familles, ils font aussi un suivi au deuil individuel. De plus, ils visitent des personnes âgées qui sont seules à domicile ou dans des résidences pour ainés.

Un souvenir déchirant lui est revenu en mémoire pour témoigner du support apporté aux personnes malades et des effets néfastes de la COVID-19 au cours des derniers 18 mois : «J’ai rencontré un monsieur qui avait tellement le gout de parler et avec lequel je n’ai plus eu de contact en raison de la pandémie, il n’était pas assez autonome pour discuter au téléphone.»

Si les interventions ont continué différemment au comité d’accompagnement La Source, ce fut tout autrement à l’Association des bénévoles du Centre hospitalier régional du Grand-Portage. «Avec la pandémie, il n’y a pas de bénévolat au centre hospitalier. Comme présidente, mon rôle a consisté à faire circuler l’information aux bénévoles, entre autres les nouvelles provenant du CISSS du Bas-Saint-Laurent et les décès de proches de nos membres», a expliqué Mme Roy.

Avant la pandémie, et bientôt espère la présidente, l’Association des bénévoles du Centre hospitalier régional du Grand-Portage offrait de nombreux services pour le bienêtre des gens hospitalisés. Le service de cantine mobile apporte quelques petites douceurs dans les salles d’attente (café, jus, eau et biscuits), cela quatre avant-midis par semaine. «On aimerait cinq demi-journées par semaine, mais on n’a pas assez de bénévoles», a noté la présidente. Une équipe d’accompagnement rend des visites à des personnes malades durant leur séjour. «Des gens qui n’ont pas de visiteurs, c’est pour leur parler, trois fois par semaine», a expliqué Mme Roy. Le service «récréons-nous» organise des bingos, des fêtes thématiques et des activités récréatives. Le service de dépannage en urgence voit à fournir, au besoin, des vêtements, brosse et pâte à dents, lorsque des personnes seules arrivent à l’hôpital après un accident ou un incendie. Le service de pastorale n’est plus offert en raison d’un désintéressement des usagers du CHRGP.

L’Association avait 67 bénévoles avant la pandémie, on en compte maintenant une quarantaine. Six personnes ont manifesté de l’intérêt, mais l’organisme attend la reprise des activités pour aller de l’avant avec de nouveaux membres. À la suite d’une première rencontre, une formation est donnée gratuitement par une personne qualifiée.

Monique Roy est présidente de l’Association depuis 2011. «J’ai fait trois ans comme bénévole avant. Après deux mandats comme présidente, j’ai laissé mon poste pour respecter le règlement. Puis un an plus tard, j’ai repris la fonction à la demande des membres du conseil d’administration. Je n’ai pas de regret, j’ai un bon comité avec beaucoup de potentiel», a souligné Mme Roy. Elle fait aussi du bénévolat à l’église. «J’ai de la misère à dire non» a-t-elle lancé.

Originaire de Saint-Arsène, Monique Roy a œuvré comme enseignante. De retour dans la région depuis 2006, sa première présence comme bénévole fut d’ailleurs au CHRGP. «J’ai remplacé un couple qui chantait à la chapelle, d’une chose à l’autre, on cherchait quelqu’un au poste de président», a-t-elle noté. «J’aime le contact humain, je trouve que ces personnes, autant les gens que j’aide que les bénévoles, nous apportent beaucoup, c’est un échange. Tant que je vais être en santé et que j’ai le gout de le faire, je continue. Tu te sens utile, c’est valorisant et on manque de bénévoles partout» a conclu Mme Roy.

 

 

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Bravo Monique pour ton implication .Je te connais depuis longtemps .Et tu as toujours été présente pour les gens dans le besoin .Dans l'enseignement tu as toujours présente par tes prodigieux conseils .J'ai toujours été contente de t'avoir comme Conseillère pédagogique et tu m'as toujours bien dirigée
    .Je suis certaine qu'auprès des personnes malades tu te donnes à 100% .Jamais je t'oublierai ,tu as été tellement à l'écoute de mes besoins dans l'enseignement. Cordial bonjour ,Irène

    Irène Ouellet - 2021-09-27 19:52