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8 mai 2021 - 06:03

Soins de fin de vie : pour mieux comprendre

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Soins de fin de vie, soins palliatifs, sédation palliative continue et aide médicale à mourir, des termes médicaux que l’on n’aime pas entendre mais qu’il est important de comprendre.

Les soins de fin de vie incluent trois choses, selon Diane Langlois, directrice générale de la Maison Desjardins de soins palliatifs du KRTB. Ils comprennent les soins palliatifs, la sédation palliative continue et l’aide médicale à mourir. «Trois choix qui s’offrent à la personne malade. À la Maison Desjardins, la majorité des patients décèdent de façon naturelle», note-t-elle.

SOINS PALLIATIFS

«Le principe d'accompagnement en soins palliatifs, c’est d’offrir à la personne une qualité de vie qui répond à ses besoins. Les soins palliatifs, c’est quand on sait que l’on ne guérit pas», note Mme Langlois. Il n'y a pas de règle, cependant on estime que les soins palliatifs ont une durée moyenne de 18 jours, mais cela peut être plus ou moins selon les patients.

Les soins palliatifs sont des soins associés aux traitements de la maladie. Ils soulagent la douleur et les autres symptômes de la personne dont la maladie est en phase avancée ou terminale. Ils cherchent à soulager, apaiser dans un accompagnement personnalisé qui prend en compte la personne dans toutes ses dimensions et son entourage. 

«Sur le long terme également, c’est pour que la personne se sente confortable au maximum», indique Christian Nadeau, coordonnateur du Comité d’accompagnement La Source.

SÉDATION PALLIATIVE CONTINUE

La sédation palliative continue est mise en œuvre par le médecin lorsque la personne ne souhaite plus être consciente, les médicaments vont alors endormir la personne malade jusqu’à son décès naturel. La sédation palliative continue associée à une analgésie ne peut cependant être mise en œuvre que dans le cadre d’une procédure collégiale pour un patient atteint d’une affection grave et incurable afin d’éviter toute souffrance et de ne pas subir d’obstination déraisonnable. Une personne de confiance, ou la famille ou les proches, est informée des motifs de recours à cette sédation. 

AIDE MÉDICALE À MOURIR

Malgré les soins de qualité et l’accompagnement offerts aux personnes en fin de vie, il est possible que, pour une minorité d’entre elles, les soins palliatifs n’arrivent pas à soulager certaines souffrances de manière satisfaisante.

La Loi concernant les soins de fin de vie permet alors d’offrir une option supplémentaire à ces personnes pour qui toutes les options thérapeutiques, curatives et palliatives, ont été jugées insatisfaisantes et qui préféreraient mourir plutôt que de continuer à souffrir.

L’aide médicale à mourir consiste en l’administration de médicaments par un médecin à une personne en fin de vie, à sa demande, dans le but de soulager ses souffrances en entraînant son décès. 

«Ici à la Maison Desjardins de soins palliatifs du KRTB, on peut compter environ une douzaine de personnes annuellement qui reçoivent l’aide médicale à mourir», mentionne Diane Langlois. Ce choix est accessible dans l’ensemble des établissements du réseau de la santé et des services sociaux du Québec. Il est aussi possible de demander de recevoir l’aide médicale à mourir à domicile. C’est une intervention exceptionnelle comprenant des conditions très restrictives. Le recours à ce soin est strictement encadré et balisé par la Loi.

 

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