Publicité

19 avril 2021 - 06:54

Des retards inquiétants pour les travailleurs étrangers temporaires en agriculture

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

C’est un cri du cœur qu’a lancé le président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, le 9 avril à propos de retards inquiétants et de nombreuses difficultés à surmonter pour que les travailleurs étrangers temporaires (TET) puissent contribuer au travail dans les champs le plus rapidement possible.

«Pendant plus de 20 jours, ils sont dans un petit logement en attendant d’aller travailler», souligne-t-il. Ils seront plus de 14 000 à arriver au Québec dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. Le système mis en place par le gouvernement du Canada ne sera pas en mesure de traiter ce volume de demandes, s’inquiète M. Groleau.

L’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) et la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) demandent également aux gouvernements du Canada et du Québec de tout mettre en œuvre pour permettre aux travailleurs étrangers temporaires d’être prêts à travailler au lendemain de leur quarantaine obligatoire, c’est-à-dire au 15e jour suivant leur arrivée.

Considérant les délais vécus pour obtenir le résultat du test réalisé au 10e jour selon la procédure du gouvernement du Canada, on demande que les TET puissent passer leur test du 10e jour dans les mêmes centres de dépistage de la COVID-19 que la population en général pour ainsi accélérer le processus.

«Le travail à la ferme n’attend pas, les problèmes de communication perdurent, l’accès à des ressources francophones est problématique et les retards entraînent des pertes financières importantes pour les employeurs agricoles», ont déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau, le président de l’APMQ, Sylvain Terrault, et le président du conseil d'administration de FERME, Martin Gibouleau.

Ajoutons que le Programme d’aide pour l’isolement obligatoire des travailleurs étrangers temporaires, qui prévoit un montant de 1 500 $ par travailleur pour assumer les frais de la quarantaine, n’a pas été conçu pour compenser les quarantaines qui s’étirent et les conséquences sur le travail au champ.

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article