Publicité

3 janvier 2021 - 06:59 | Mis à jour : 11:35

Une saison au-delà des espérances pour le NM Trans-Saint-Laurent

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le directeur général de la Traverse Rivière-du-Loup/Saint-Siméon et capitaine, Marco Ouellet, est revenu sur la saison particulière du NM Trans-Saint-Laurent et la dernière annonce de la Société des traversiers du Québec (STQ), réalisée en décembre. L’organisme gouvernemental mène une étude d’opportunité concernant deux options de port d’attache pour le prochain navire qui prendra la relève du Trans-Saint-Laurent, le NM Saaremaa. 

«C’est certain que notre bilan final de la saison ne peut pas ressembler à celui de l’année dernière. Elle n’a pas été catastrophique, mais plutôt au-delà de nos espérances. Avec la COVID-19, ce n’était pas idéal, mais on a réussi à maintenir presque tous nos emplois, sauf ceux reliés au service des repas. Dans l’ensemble, on s’en est bien tiré», explique M. Ouellet.

Plusieurs mesures ont dû être mises en place pour respecter tant les règles sanitaires fédérales que provinciales. Le port du masque pour les passagers, par exemple, a été instauré une semaine avant qu’il ne soit rendu obligatoire par le gouvernement du Québec.

La Traverse Rivière-du-Loup/Saint-Siméon est présentement en discussion avec la STQ en lien avec l’étude pour déterminer le prochain port d’attache du navire NM Saaremaa.  «On est présentement en pourparlers concernant la possibilité d’étirer le contrat au-delà de 2022, d’une ou deux années si cela est nécessaire», ajoute le directeur général de la Traverse. Le navire NM Trans-Saint-Laurent a été construit en 1963, il a donc 10 ans de plus que l’Héritage de Trois-Pistoles, qui était considéré «en fin de vie» par la STQ.

«Rares sont les bateaux qui ont une aussi longue vie. Il faut en prendre soin et les entretenir. Au moment de sa construction, il a été surdimensionné par rapport aux standards demandés, ce qui lui a permis de passer à travers les âges, de plus, il ne navigue pas sur les océans et sa saison est écourtée l’hiver», explique Marco Ouellet. Ce dernier ne souhaite pas s’immiscer dans les travaux qui sont présentement menés par la STQ, il rappelle que son mandat est avant tout d’opérer le navire du point A au point B.

Toutes les infrastructures sont construites et adaptées afin de permettre au Trans-Saint-Laurent d’accoster au quai de Rivière-du-Loup et à Saint-Siméon. Les modifier pour accueillir le Saaremaa représentera d’importants investissements. À noter que le Saaremaa relie présentement Matane à Baie-Comeau, puisque le F-.A.-Gauthier doit subir d’importants travaux en cale sèche.

Le président-directeur général de la Société des traversiers du Québec, Stéphane Lafaut, a été clair lors d’une conférence de presse tenue au début du mois de décembre : le NM Saaremaa prendra la relève du NM Trans-Saint-Laurent. Deux sites seront évalués en profondeur par la STQ pour le port d’attache du navire, soit les quais de Rivière-du-Loup et de Cacouna. L’étude comprendra plusieurs volets, dont une évaluation de la faisabilité technique et technologique, les avantages-couts, les impacts organisationnels et environnementaux, de même qu’une estimation préliminaire des couts de chacun des scénarios. Le point négatif de Rivière-du-Loup est son faible niveau d’eau et la nécessité de devoir faire un dragage régulièrement pour éviter l’ensablement de la marina.

Publicité


Publicité

Commentez cet article