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26 novembre 2020 - 06:34

Intérêt d’Hydro-Québec envers l’éolien : enthousiasme dans l’Est-du-Québec

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

L’intérêt d’Hydro-Québec à réinvestir dans la filière éolienne dès 2021 est source de réjouissance dans l’Est-du-Québec où un important projet de parc éolien pourrait éventuellement être lancé.  

La société d’État a récemment confirmé à différents médias nationaux que les besoins en électricité vont augmenter au cours des prochaines années et que l’industrie éolienne sera appelée à contribuer pour répondre à la demande. 

Dans ses démarches d’approvisionnements, Hydro-Québec s’apprête même à lancer des appels à des producteurs privés d’énergie éolienne ou solaire, au cours des mois à venir, selon les informations du Journal de Montréal.

Une nouvelle qui a réjoui le président de la Régie intermunicipale de l’énergie du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé. «C’est clair que nous sommes très contents […] La filière éolienne est actuellement très compétitive», a-t-il partagé la semaine dernière, saluant l’arrivée de Sophie Brochu à la tête d’Hydro-Québec.

Cet été, l’Alliance éolienne de l’Est, formée des Régies intermunicipales de l’Énergie du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, s’est unie aux MRC de l’Islet et de Montmagny afin de proposer au gouvernement du Québec la mise en place d’un projet éolien majeur dans les régions du Kamouraska, du Témiscouata et de Rivière-du-Loup. 

Ce projet d’affaires d’envergure, qui représente des investissements de plus de 3 milliards de dollars et des bénéfices nets dans les communautés de 35 M$ à 40 M$ par année, avait été établi dans le contexte où le gouvernement avait invité les régions à présenter des priorités de développement contribuant à relancer l'économie affaiblie par la crise sanitaire.

«Non seulement ce gisement n’est pas loin, mais il a un grand potentiel avec une capacité de production d’au moins 1200 mégawatts», explique Michel Lagacé, enthousiaste, ajoutant que les tarifs concurrentiels de la filière éolienne, combinés à la proximité des consommateurs et de la ligne principale de transport d’électricité rendent ce «projet suprarégional» très intéressant. 

«Des études de vent ont déjà été faites et des analyses environnementales ont été initiées. Ce projet pourrait être lancé et réalisé rapidement», ajoute-t-il. «Tous les ingrédients sont là.»

Selon M. Lagacé, qui est aussi préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, le premier projet éolien développé sera sans doute celui d’Apuiat qui avait été remisé en 2018 parce qu’Hydro-Québec prévoyait être en surplus d’énergie pour plusieurs années. Bien que le vent ait maintenant tourné, les 200 mégawatts de ce projet ne suffiront pas à combler la demande. D’autres devront suivre. 

«Il faudra applaudir sa réalisation, mais ce ne pas suffisant pour répondre aux attentes d’Hydro-Québec en ce qui a trait aux besoins d’électricité dans les prochaines années. Le projet de 1200 mégawatts pourrait, lui, pourvoir en partie à ces besoins-là.»

Le 20 novembre, plusieurs députés du Parti Québécois ont demandé à la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Eve Proulx, de prendre position en faveur du projet de l’Alliance éolienne de l’Est. Critique à laquelle elle a répondu rapidement.

«Le PQ défonce une porte ouverte. J’appuie le développement de l’énergie éolienne de toutes les régions, y compris l’Est-du-Québec», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.  

De son côté, Michel Lagacé ne doute pas que l’Alliance éolienne de l’Est puisse compter sur l'appui de la ministre Proulx ou du député de Témiscouata-Rivière-du-Loup, Denis Tardif. 

 

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