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24 septembre 2020 - 10:16

Discours du Trône

Maxime Blanchette-Joncas donne une semaine à Justin Trudeau pour s'ajuster

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Au lendemain du discours du Trône et de l’allocution du premier ministre Trudeau à la population canadienne, le député Maxime Blanchette-Joncas somme ce dernier de livrer concrètement les grands principes énoncés hier dans un cérémonial archaïque qui n’a pas sa place en temps de crise.

Comme le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas a servi un ultimatum d’une semaine au gouvernement Trudeau pour répondre à la demande du Québec et des provinces d’augmenter sans condition les transferts en santé. Le discours du Trône centralisateur pondu hier ne répond aucunement aux besoins du système de santé et des aînés du Québec.

«Le gouvernement du Québec et le Bloc Québécois sont d’accord : ce discours du Trône est un affront aux compétences et aux demandes de l’Assemblée nationale et il ne mérite pas l’appui du Québec. Le gouvernement de Justin Trudeau a une semaine pour consentir les transferts en santé sans condition aux provinces et au Québec, à défaut de quoi le Bloc Québécois votera contre», martèle M. Blanchet.

Le Bloc Québécois avait posé quatre conditions à son appui au discours du Trône :

  • Hausse des transferts en santé pour couvrir 35 % des dépenses du Québec;
  • Hausse de la pension de la sécurité de la vieillesse de 110 $ par mois;
  • Respect des champs de compétence du Québec et des provinces;
  • Pleine indemnisation des agriculteurs sous gestion de l’offre pour les brèches dans les accords commerciaux avec les États-Unis, l’Europe et la zone Pacifique.

Maxime Blanchette-Joncas ajoute que les agriculteurs et les aînés sont laissés pour compte dans cet exercice de propagande du gouvernement libéral. «Ce n’est pas vrai que je vais fermer les yeux sur les tours de passe- passe du fédéral au détriment des agriculteurs de chez-nous! Pas plus que je n’accepterai qu’une partie de nos ainés soient abandonnés. Ils ont droit aux pleins montants! Pas question pour moi qu’ils perdent quoi que ce soit!», a lancé le député de Rimouski—Neigette-Témiscouata-Les Basques.

À la lecture du discours du Trône, on constate aisément :

  • Qu’il n’y avait aucune mention de la hausse des transferts en santé réclamée;
  • Qu’Ottawa veut créer deux classes d’aînés en augmentant leur pension seulement à partir de 75 ans et sans s’engager sur un montant;
  • Que l’ensemble du plan libéral est de s’ingérer dans les compétences du Québec, notamment en matière de santé et en infrastructures, allant même jusqu’à promettre que ses investissements seraient « directs » sans transiter par Québec ou demander son avis.

«Justin Trudeau n’a pas écouté la demande de toutes les provinces et du Québec pour une hausse immédiate, sans condition et durable des transferts en santé. Il revient avec son obsession nuisible de s’ingérer, de choisir où le Québec dépenserait son propre argent, et des normes canadiennes dans des compétences québécoises. Si vous êtes retraité et âgé entre 65 et 75 ans, M. Trudeau n’a pas un sou pour vous. C’est une occasion manquée que le Bloc ne pourra soutenir sans que le Québec obtienne les transferts en santé dont il a besoin pour affronter la pire crise sanitaire du siècle», a conclu le chef du Bloc Québécois.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Très bonnes réponses. Beaucoup de nos ainés vivent sous le seuil de pauvreté. Il faut un rajustement. Plusieurs de nos ainés ont été coupé sur les derniers chèques SUPPLÉMENT GARANTI. et sans aucune explication. C'est inacceptable.
    Le coût des loyers pour ainés, augmente sans cesse que fait le Gouvernement pour palier à cela.
    Le gouvernement fédéral n'a pas à simicer dans les dossiers de compétences provinciales. Si le Gouvernement du Québec avait eu plus d'argent pour la santé, on aurait pas eu les problèmes actuels dans notre service de santé.
    Que le Gouvernement Fédéral s'ajuste avec les demandes des provinces.

    Gilbert Rivard - 2020-09-26 09:44