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12 août 2020 - 06:59

Plus de visiteurs cet été au parc national du Lac-Témiscouata

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

L’équipe du parc national du Lac-Témiscouata a accueilli ses premiers visiteurs le 20 mai dernier. Cette saison estivale très particulière, qui laissait planer beaucoup d’incertitudes, s’avère finalement meilleure que prévue. «Nous devrions surpasser les statistiques de l’an dernier qui étaient de 63 000 jours-visites», a mentionné le directeur Denis Ouellet.

«Les Québécois avaient hâte de sortir, nous avons eu un bel achalandage dès le départ. De plus, il y a eu la promotion des cartes-réseau des parcs nationaux, les gens ont réservé tôt», a souligné M. Ouellet. L’équipe du parc national a bien entendu adapté ses façons de faire et ses activités aux directives de la santé publique, et cela de façon évolutive comme plus récemment pour le port du masque.

«La satisfaction des visiteurs envers les mesures sanitaires est plus grande que la déception, très marginale, de ne pas pouvoir faire certaines activités comme une balade sur le lac Témiscouata en navette ou une excursion dans un canot rabaska. L’offre de services permet aux gens de se reconnecter avec la nature. Ils comprennent la situation, ils viennent ici principalement pour du camping, de la randonnée ou du vélo», a ajouté le directeur.

Dans un premier temps en mai, les visiteurs ont pu marcher dans leurs sentiers de randonnée pédestre préférés ou taquiner le poisson sur les lacs Touladi en s’offrant une journée de pêche. Vers la fin du mois, ce fut l’ouverture du camping et du bâtiment de services de l’Anse-à-William sur le bord du lac Témiscouata. Les deux autres secteurs de camping, Grand-Lac-Touladi plus à l’est du parc et Grands-Pins situé en bordure du lac Témiscouata à Dégelis, sont accessibles depuis la Fête nationale du Québec. Au total, on parle de 138 sites de camping et de 23 prêt-à-camper (tente Huttopia).

«Au départ, il a fallu s’assurer de la santé et de la sécurité des employés et des visiteurs», a noté Denis Ouellet. L’équipe du parc national du Lac-Témiscouata est composée d’environ 35 employés, qui ont été affectés en cette année de pandémie en plus grand nombre à l’entretien des bâtiments et des équipements plutôt qu’à l’accueil. «Nous avons une belle équipe. Nos employés sont revenus en grande majorité, nous n’avons pas eu de difficulté en recrutement de personnel», a précisé le directeur.

«Par ailleurs, on incite les visiteurs à s’enregistrer à l’avance en ligne», a noté M. Ouellet. En effet, la formule de pré-enregistrement sur le site Internet de la Sépaq a été priorisée cet été. Une page web mise à jour régulièrement et entièrement dédiée à l’offre disponible selon l’établissement, aux meilleurs comportements à adopter et aux mesures sanitaires prises par la Sépaq peut être consultée au https://www.sepaq.com/covid-19.

Au printemps et à l’automne des années antérieures, le parc national comptait davantage sur une clientèle européenne et provenant d’autres provinces. En 2020, les Québécois ont pris le relais en juin et voyagé au Québec. Juillet fut bien entendu très occupé au parc national du Lac-Témiscouata et le mois d’aout devrait également être excellent. «Notre clientèle vient d’un peu partout au Québec, mais en général elle provient de la grande région de Montréal dans une proportion de 50 %. Particularité de cet été, nous avons reçu plusieurs voyageurs qui faisaient un arrêt avant de franchir la grande distance qui les séparait des Îles-de-la-Madeleine», a souligné Denis Ouellet. On sait que la province du Nouveau-Brunswick autorise seulement le passage des vacanciers sans droit de coucher sur son territoire.

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